A chaque jour suffit sa peine comme sa bataille pour un Aleix Espargaró qui semble toujours partir en guerre ces derniers temps. Au débotté, il y a eu la question de la sécurité et à ce titre il a déclaré avoir longuement discuté avec Carmelo Ezpeleta avant que les dernières mesures ne tombent. Il s’en est pris aussi à Kenan Sofuoglu au sujet de l‘agressivité de ses pilotes. Il a attaqué le tracé d’Austin et n’a pas souhaité la bienvenue et Darryn Binder. Fin de série ? Que nenni, c’est maintenant au tour de Dunlop d’en prendre pour son grade…

On ne sait quelle activité fera Aleix Espargaró en Grand Prix lorsqu’il aura arrêté sa carrière de pilote, mais ce qui est certain, c’est que ce sera une personne engagée… Ainsi, il a regardé les prestations des Moto3 et Moto2 sur la piste froide et humide de Misano, et il ne lui a pas échappé que les chutes ont été légion… Ce qui n’a pas manqué de susciter une réaction… « Croyez-moi, nous mettons beaucoup de pression non seulement sur Michelin, mais aussi sur Dunlop même si nous n’utilisons pas leurs pneus. Nous mettons la pression sur Dorna, car ce sont eux qui peuvent mettre la pression sur Dunlop »

L’officiel Aprilia développe : « le sentiment que nous, les pilotes MotoGP avons, est que la dernière fois que Dunlop a amélioré un pneu, c’était en 1992. Les pneus et les composés sont très durs, et c’est quelque chose dont ils ne se soucient pas. Je peux le comprendre, car c’est un fournisseur unique de pneus et ils n’ont pas à se battre. Michelin peut faire beaucoup d’erreurs, mais ils travaillent très dur, à chaque essai ils nous apportent deux ou trois nouveaux composés, une carcasse différente … ils travaillent dur ».

Aleix Espargaró

Aleix Espargaró lance une alerte et ne se cherche aucune excuse

« En Moto2 et Moto3 cela n’arrive pas, c’est pourquoi nous pressons, il semble que leurs pneus soient très durs, ils peuvent faire leur meilleur tour en fin de course et ce n’est pas idéal, surtout quand il fait froid comme aujourd’hui. Nous avons essayé de pousser, mais c’est quelque chose que nous, les pilotes MotoGP, ne pouvons pas faire grand-chose » alerte l’équipier de Maverick Viñales.

Aleix Espargaró est aussi dur avec lui-même. Sur sa onzième place sur la grille de départ, il analyse : « ce fut une journée très difficile avec des conditions difficiles pour tous les pilotes. Je ne suis pas déçu, sur le mouillé j’ai fait de bons tours à la fin des FP3 qui m’ont permis de rentrer dans le top 10. En Q2 je n’ai pas d’excuses, je n’étais pas rapide, c’est vrai. Nous souffrons ici sur le mouillé, et quand il fait froid comme aujourd’hui l’Aprilia n’a pas beaucoup d’adhérence. Mais je ne veux pas m’excuser, je n’étais pas assez rapide. Globalement je ne suis pas déçu, en partant 11ème ce n’est pas si mal, demain le temps va s’améliorer et je vais essayer de me battre pour rentrer dans le top 6 ».

/AleixEspargaro-346(3).jpg

MotoGP Misano-2 J2 : qualifications

crédit classement motogp.com



Tous les articles sur les Pilotes : Aleix Espargaro

Tous les articles sur les Teams : Aprilia Racing Team Gresini