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Nous sommes au Grand Prix de Styrie, mais les échos du Grand Prix d’Autriche résonnent encore dans les montagnes et forêts qui entourent le même Red Bull Ring. Les officiels ont essayé de faire parler tous ceux qui avaient été identifiés comme étant encore bisbilles après la première course autrichienne. Mais le résultat n’a pas été probant. Les tensions restent vives et les commissaires en ont même eu aussi pour leur grade. De son côté Pol Espargaró n’a pas vraiment digéré la théorie sur l’égalité des chances devant l’intelligence, développée par Miguel Oliveira.

Ces deux-là ne sont pas près de partir en vacances ensembles… Lors d’un Grand Prix d’Autriche fort en émotions, ils se sont accrochés sur la piste, désespérant ainsi l’usine KTM puisque deux RC16 se retrouvaient ainsi à terre. Les deux hommes, déçus, ont échangé par gestes leur dépit respectif, mais c’est ensuite, lors des conférences de presse, que les choses sont envenimées.

Depuis Brno, Pol Espargaró revendiquait sa colère d’avoir été contraint à l’abandon à la suite d’une passe d’armes avec Johann Zarco. Il affichait cette humeur lors du Grand Prix d’Autriche. Elle a grandi après le drapeau rouge qui mettait fin à une course qu’il menait avec le seul pneu medium qui lui restait. Le second départ a dû se faire avec une gomme soft qui le condamnait à renoncer à la victoire. Alors il a forcé pour garder la meilleure position possible, faisant des erreurs dont a tenté de profiter Miguel Oliveira. Et les deux hommes sont allés au tas.

Fin de l’histoire ? Que nenni. On a découvert que le placide et gendre idéal Miguel Oliveira pouvait exploser de colère, puis, calmé en apparence, distiller une glaçante rancœur. En parlant de Pol Espargaró, il a ainsi regretté que, dans la vie, tout le monde ne pouvait pas naître avec la même intelligence.

« Il conduit la moto que j’ai faite »

Des mots que l’équipier de Brad Binder, vainqueur à Brno, quatrième en Autriche et qui occupe le même rang au championnat, a encore bien en tête : « j’ai été vraiment choqué, parce que je pensais que notre relation avec Miguel était très bonne, a déclaré Pol Espargaró. « J’ai souvent été dans cette situation où, parfois, c’était peut-être ma faute. Mais je n’ai jamais manqué de respect pour mes rivaux, même pour un coéquipier ».

« Ce n’étaient donc pas de bons mots et j’ai entendu dans son débriefing à la presse et il ne s’excusait même pas. Je ne dirais jamais que nous ne sommes pas tous nés avec la même intelligence, c’est assez dur, et surtout parce que la moto qu’il conduit est la moto que j’ai faite » rappelle le frère cadet d’Aleix.

« Donc, ce n’est pas bon à coup sûr, et c’est sûr qu’il y a un énorme manque de respect. Je pense qu’il était dans un moment chaud et je suis presque sûr qu’il sait qu’il n’a pas utilisé les meilleurs mots pour expliquer la situation, surtout celle qui n’était pas vraiment de ma faute ». Et donc plutôt de celui qui a mis un doute sur son Q.I.

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