Cette année, dans la mesure du possible, c’est-à-dire si le planning des visioconférences le permet, nous avons décidé de suivre au plus près Valentino Rossi dans sa nouvelle aventure au sein de l’équipe Petronas SRT, comme nous le faisions donc déjà pour Johann Zarco (voir ici) et Fabio Quartararo (voir ici) lors des saisons précédentes.

Concrètement, cela devrait se traduire par un maximum de débriefings reportés dans leur intégralité afin que vous puissiez vivre au plus près les pensées du pilote concerné, comme à notre habitude sans aucune mise en forme journalistique, et donc malgré le phrasé propre à chacun dans une langue non maternelle.

En ce jeudi 15 avril 2021, Valentino Rossi a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit de Portimao en prélude au Grand Prix du Portugal.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote italien.


Valentino Rossi : « Bonjour à tout le monde ! Je suis heureux d’être de retour en Europe car tout est plus facile. Nous commençons par Portimão qui est une piste fantastique, très difficile, d’un genre unique. Nous y avons couru l’année dernière et le circuit est super, mais également difficile avec beaucoup de montées et de descentes. Mais c’est très intéressant. Le début de saison n’a pas été fantastique pour moi et nous sommes pas forts comme nous le voulons. Nous devons donc travailler dur et essayer d’être plus rapides et plus forts à partir de ce weekend. »

Pensez-vous que vos difficultés au Qatar sont liées au fait que les motos réclament un style de pilotage différent ?

« Sincèrement, je ne sais pas ! Je ne sais pas. Ce que l’on voit sur les datas, c’est que chaque pilote a son propre style, et c’est normal. Ils sont tous similaires mais différents. Donc nous essayons de travailler sur la moto, sur les réglages et sur différentes pièces, mais nous travaillons également toujours sur le style de pilotage. De ce point de vue, nous travaillons beaucoup et tous les ingénieurs essaient de donner des conseils important pour améliorer les freinages, la façon de tourner et tout le reste. Donc nous essaierons encore ce weekend. »

Selon vous, qui sont les principaux favoris au Portugal ?

« En considérant l’année dernière, Oliveira a absolument été l’homme à battre, puisqu’il est parti de la pole position et il a dominé la course avec également le meilleur tour en course. C’est donc le favori numéro un, mais Franco Morbidelli et Jack Miller ont également été forts l’année dernière. »

En quel sens le retour de Marc Márquez peut-il changer la mentalité des différents pilotes ?

« Au sujet de Márquez, je m’attends à beaucoup car tout le monde veut comprendre son niveau et comment il se sent physiquement. Mais je pense qu’il est en très bonne forme et qu’il sera fort dès demain matin. »

Vous avez dit avoir trouvé de nouveaux réglages positifs lors du warmup au Qatar. Dans quel domaine étaient-ils et que vous ont-ils apporté ?

« Oui, nous avons progressé le dimanche, principalement car nous avons changé quelque chose dans l’électronique, en particulier pour les entrées de virage. Je me suis senti mieux et j’ai amélioré mon rythme car je pouvais piloter une meilleure façon. Ce n’était pas assez et je m’attendais à être plus fort en course, mais c’était néanmoins une amélioration. Nous allons donc continuer dans ce domaine. »

Pensez-vous que Quartararo et Viñales laisse utilise des pièces différentes aujourd’hui ou s’agit-il seulement d’une question de réglages ?

« Sincèrement, concernant Quartararo et Viñales et l’équipe d’usine, je ne sais pas ! Je ne sais pas ce qu’ils ont. »

Concernant vos difficultés au Qatar, pensez-vous simplement qu’il s’agit d’une question de temps ou avez-vous des demandes spécifiques à faire à Yamaha ?

« Je pense que ce que nous devons travailler sur les réglages et sur tous les petits détails, sur la façon de piloter la moto. Chaque circuit est très différent, Portimão est très différent du Qatar, donc nous devons bien travailler dès demain et essayer de bien piloter, car c’est une piste fantastique à voir de l’extérieur mais aussi de l’intérieur. Mais il y est aussi très délicat et très difficile d’y arriver à la limite, c’est une piste où vous devez faire beaucoup de kilomètres pour en comprendre tous les secrets. Donc nous allons essayer de bien travailler dès demain et nous verrons. »

Nous en avons lu l’interview de Francesca sur Vanity Fair. Elle a dit quelque chose au sujet du machisme du paddock. Quelle est votre opinion sur ce sujet ?

« J’ai aimé son interview car elle y parle d’une façon très directe et elle essaie d’expliquer ce qui s’est passé, dans ce cas, dans le paddock, mais je pense aussi dans beaucoup d’environnements. Ce qu’elle a dit est bien et c’est normal que quand vous dites quelque chose comme ça, en particulier dans cette période, tout le monde essaie de surenchérir sur ce qu’elle a dit. Elle a simplement dit que quand vous faites ce travail, dans ce cas umbrella girl dans le paddock mais aussi dans beaucoup de métiers que les filles splendides font, dans les salons et dans la mode, vous devez être intelligent et fort car il y a beaucoup beaucoup de garçons autour et vous devez être suffisamment forte pour gérer la situation. Je suis très heureux qu’elle ait fait umbrella girl car sinon je ne l’aurais pas rencontrée (rires). Donc c’était une grande chance pour moi. »



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