En ce vendredi 2 avril 2021, Johann Zarco a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit de Losail à l’issue de la première journée du Grand Prix de Doha au Qatar qu’il a terminée à la troisième position.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel) les propos du pilote français.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Johann Zarco sans la moindre mise en forme.


Johann Zarco : « Je suis heureux parce que j’ai sauvé une place très importante pour demain mais la journée a été difficile. Je dois donc être heureux du bon chrono réalisé dans le dernier tour mais les conditions chaudes d’aujourd’hui, cet après-midi, m’ont, clairement, beaucoup dérangé. J’ai eu une nouvelle chute, et comme je perds du temps quand je chute, j’étais donc un peu nerveux. Même si je sais que ce sera beaucoup mieux dans la soirée, je ne peux pas attendre jusque-là. Je pense que pour d’autres pilotes les conditions étaient très bonnes car il n’y avait pas de vent et cela aide à certains endroits. Mais la piste était très chaude, et comparé à la course où j’avais un bon feeling, c’était trop chaud pour moi et c’est pourquoi je n’ai pas pu faire un travail très constant durant la FP2. C’est pourquoi je suis heureux de la performance mais pas autant heureux au sujet du travail que j’ai fait cet après-midi. Mais au moins, nous avons des informations et il semble que si le vent revient à nouveau, les températures baisseront et j’aurais alors un meilleur feeling. Mais ce à quoi je m’attendais avec la course de la semaine dernière, le petit pas en avant que je voulais pour cette semaine, je ne l’ai pas pour le moment. Nous avons eu la possibilité d’essayer des choses mais ce n’était pas ce dont nous avions besoin, donc je pense que je vais le trouver et cela m’aiderait à avoir un encore meilleur feeling comme Jack l’a eu, et comme également Pecco aujourd’hui. »

Pouvez-vous expliquer votre chute ?

« Cet après-midi, j’étais en train d’essayer les deux pneus durs car la semaine dernière nous avions compris que les deux médiums ne fonctionnaient pas très bien. Il semble que les durs puissent être meilleurs. Le dur avant semble OK mais le dur arrière ne fonctionnait pas bien. Le problème c’est que même avec le dur avant qui fonctionne un peu mieux, quand j’essaie d’aller un peu plus vite pour être compétitif dans le premier run, j’ai un peu perdu l’avant et j’ai aussi immédiatement glissé avec ma main gauche. C’est pourquoi je suis passé sous la moto. Peut-être que si j’avais gardé le guidon dans ma main, j’aurais pu éviter la chute. Je ne sais pas. C’est facile à dire après. Mais j’ai perdu l’avant au freinage et c’est pourquoi j’ai chuté. »

Pouvez-vous nous expliquer les différences de feeling entre les deux carénages ?

« Il est difficile d’expliquer les différences de feeling entre les deux carénages, mais cela fonctionne mieux au niveau de la performance et c’est pourquoi nous le conservons. »

Je n’ai pas bien compris votre réponse concernant les deux carénages…

« Il y a celui de l’année dernière et il y a le nouveau. C’est le nouveau que nous utilisons. »

Pourquoi, après tant de kilomètres faits au Qatar, les pilotes sortent-ils des box en FP1 quand les conditions de piste sont très, très chaudes ? 

« Je dois sortir (rires) ! J’ai eu une semaine de break, j’ai pris le soleil et j’ai dormi, donc je dois monter sur la moto pour retrouver le feeling afin d’être prêt pour la FP2. Peut-être que demain cela n’aura pas de sens de rouler, à moins de simplement régler quelque chose sur la moto sans aller vite, mais pour la première séance du vendredi, même si vous êtes simplement arrêtés cinq jours, vous avez besoin de retrouver du feeling pour être prêt pour le soir. »

Une chute pour commencer et un temps canon pour terminer, comme la semaine dernière : Sang-froid à tous les étages !

« Merci ! Ce n’est pas marrant. Ce n’est pas marrant et si je pouvais éviter, ce serait mieux, surtout avec mon expérience. Donc, à analyser correctement. Mais je suis content, et avec Francesco (Guidotti) qui a quand même une belle vision de la course, on a discuté et c’est agréable d’avoir un vrai partage avec son équipe. Et même si je suis expérimenté, qu’il puisse aussi faire son analyse, ça m’a beaucoup plu. Donc c’est acceptable, ce n’est que du matériel, mais ce n’est jamais marrant d’abîmer du matériel. Et c’est plus acceptable encore quand la soirée se passe bien. Il faut réussir à vraiment mieux gérer les situations délicates en termes de conditions de piste, pour ne pas perdre du temps, parce que mine de rien on perd quand même du temps quand il y a une chute. »

Est-ce que ton équipe technique a accès aux datas de l’équipe d’usine où chacun bosse dans son coin ?

« Non. On est vraiment tous bien liés, même déjà quand j’étais chez Avintia. Donc non, tout est très clair et c’est à ça qu’on voit le potentiel de la Ducati. J’ai fait un bon chrono même si je ne suis pas encore à 100 % du feeling d’aisance. Bagnaia non plus, mais sort un bon chrono. Par contre, Miller, lui, semble avoir fait encore mieux que nous et mieux que la semaine dernière. Donc vraiment, à chaque fois la moto peut aller très vite, et ça, ça me motive énormément. Donc oui, on peut analyser, et même la performance de Martin, mon coéquipier. Cet après-midi, il a très bien roulé et les grosses chaleurs l’ont moins perturbé. Il est en apprentissage mais même en apprentissage il sort un 53.5 en fin de séance. Lui, la température de piste bien élevée, ça le met en confiance. Toutes ces données sont à prendre en compte pour encore mieux connaître la situation, la moto, et ce qu’il faut faire. »

Quel intérêt représentent les séances de l’après-midi avec les fortes températures ?

« Par exemple, on avait le souhait d’essayer des choses, même si on savait que les températures n’étaient pas bonnes et pas idéales, mais au moins pour se donner une petite sensation. Malheureusement, il y a eu la chute donc on n’a rien pu essayer, mais comme je le disais, le vendredi est obligatoire pour reprendre du feeling et préparer la soirée. Demain, ce n’est pas le cas. Parfois, quand il y a autant de différences, il faudrait réussir à ne pas rouler, ce qu’on va sans doute faire demain, mais une première séance de vendredi, nous les pilotes on a besoin de reprendre une image à 350 pour remettre les idées en place. Mais bon, une chute ça les remet aussi bien en place (rires). »

 

Classement de la FP2 du Grand Prix MotoGP de Doha: 

Crédit classement : MotoGP.com

 

 



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