En ce samedi 6 mars 2021, Johann Zarco a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit de Losail au Qatar, à l’issue de la première journée d’essais officiels MotoGP sur sa Ducati GP21 du team Pramac Racing.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote français.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Johann Zarco sans la moindre mise en forme, même si la première partie est traduite de l’anglais (vouvoiement).


Johann Zarco : « Cela a été une bonne journée. Je n’ai pas beaucoup piloté cet hiver mais j’ai seulement essayé de faire un entraînement de qualité sur la Panigale. J’ai été un peu malchanceux car il y avait beaucoup de pluie à Jerez cet hiver, mais je pense que j’ai eu assez de sensations de vitesse car j’ai eu la bonne surprise, ici au Qatar, d’être plutôt rapide dès le début. A chaque session, j’ai été plutôt compétitif. C’est donc très positif mais il est difficile d’expliquer précisément les choses sur la moto qui m’ont aidé à être bien aujourd’hui. Je pense que ce sont beaucoup de petites choses qui, mises ensemble, aident à être plus rapide. Je suis toujours en train de travailler pour trouver davantage de confort sur la moto, car si je peux trouver ça, je peux utiliser la moto d’une meilleure façon. Clairement, je ne serais pas beaucoup plus rapide mais je serai bien plus régulier, ce qui sera intéressant pour la course. Au final, toutes ces choses, dès le premier jour, cela entraîne qu’il s’agit d’une bonne journée car je peux déjà penser un peu comme l’année dernière, dès le premier jour. Cela veut dire que tout ce que j’ai pu apprendre l’année dernière est déjà un bon niveau dès maintenant. »

Avez-vous senti la différence entre le matériel de l’année dernière et celui que vous avez maintenant ?

« Comme je l’ai dit, c’est difficile à expliquer les différences, car je pense que ce sont beaucoup de petites choses mises ensemble qui procurent un meilleur feeling sur la moto. Il y a un peu sur le moteur, un peu dans la boîte de vitesses, un peu dans le châssis, mais ce n’est pas une énorme chose dont je peux dire que c’est à cause de ça. Quant à l’équipe, j’ai toujours les deux mêmes personnes à qui je donnais mes commentaires l’année dernière. Elles sont toujours avec moi, ici chez Pramac et ce sont des garçons de Ducati, donc le travail a immédiatement pris la même direction que l’année dernière. Quant aux mécaniciens, nous apprenons à nous connaître ensemble pas à pas, et nous avons déjà vu depuis le déjeuner que nous plaisantions déjà et que nous racontions des histoires de la saison dernière en MotoGP, ou simplement sur la vie, donc nous avons déjà un bon feeling ensemble. »

Est-ce que cette journée te rassure sur le potentiel de l’équipe ?

« Je pense que je n’avais pas de doute sur le potentiel de l’équipe. On va dire que les doutes sont plus sur moi : mon but est d’être au moins autant performant que Miller, de la manière dont il a terminé la saison l’année dernière. Et la, quand je peux attaquer et être rapidement dans les trois premiers, et y rester quasiment jusqu’à la fin de la journée, c’est bon signe. Ensuite, pour le faire, ce n’est pas un seul tour chrono et il faut réussir à le faire en course. Mais comme je le dis, la vitesse est là, et c’est déjà une très bonne chose. Comme je l’ai dit, si je réussis à trouver plus d’aisance sur la moto, cela ne va pas m’aider à aller beaucoup plus vite mais ça va m’aider à être beaucoup plus constant, et là ça deviendra ultra intéressant. »

Comment te sens-tu physiquement ?

« Oui, le corps encaisse bien. Après, clairement, on est toujours un peu choqué des images. En plus, là, il y a beaucoup de vent et on fait 350 km/h avec vent de face. Donc quand il n’y aura plus de vent, on va toucher les 360 km/h ! C’est démoniaque ! Donc le corps l’encaisse bien, mais tu sens qu’avec les 50 tours, tu vas bien dormir. »

On a vu ce matin beaucoup de vent et de poussière sur la piste, et pourtant les chronos ne sont pas mauvais du tout. Comment on explique ça ?

« Les motos deviennent performantes et je pense que le niveau de l’an dernier, des pilotes et des motos, était relevé. Et là, d’entrée, à la fin de la journée, c’est déjà la situation de l’an dernier, avec des chronos très proches du 1er jusqu’au 15e. Et encore plus si on parle du deuxième jusqu’au 15e puisque le premier a mis 4/10 au deuxième aujourd’hui. Donc c’est un niveau très serré, et ça va vite. »

Crédit classement: MotoGP.com



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