Lorsque l’on fera le bilan de cette étonnante saison, on se rendra compte qu’il est un pilote qui est passé à côté d’une belle occasion. Certes, il devrait tout de même se retrouver dans le team usine Ducati, et il lui reste aussi encore sept Grands Prix pour se débarrasser du chat noir qui s’accroche à ses basques. Mais ses performances pures devraient mieux le révéler, s’il pouvait seulement voir l’arrivée. Ainsi se déroule l’année de Pecco Bagnaia qui explique comment il faut piloter une Ducati aujourd’hui. Une démarche qui peut toujours servir, par exemple au leader du championnat…

Et ce leader est le pilote officiel qu’il remplacera sans doute, soit Andrea Dovizioso. Ce dernier se plaint que tout ce qu’il a appris depuis 2013 avec une Desmosedici ne fonctionne plus. La faute à un satané nouveau pneu Michelin. Un ensemble dont se délecte, en revanche, Pecco Bagnaia, qui confirme ainsi l’idée de l’ingénieur Gigi Dall’Igna que cette nouvelle gomme est faite pour les jeunes venant de la Moto2…

Le protégé de la VR46 donne ainsi le nouveau mode d’emploi : « comparé aux autres Ducati, je suis plus fort dans la première partie de la phase de freinage puis aussi à l’entrée du virage. Ici, je peux me rattraper sur les autres motos, comme la Yamaha et la Suzuki », a déclaré le champion du monde Moto2 2018.

Freinage et virages

Bagnaia, qui n’est que 15e du championnat du monde avec 29 points en raison de sa malchance et d’une opération de la jambe a également expliqué : « la Suzuki et la Yamaha ont toujours été incroyablement fortes dans ce domaine. Le moteur Ducati est également incroyablement bon. Je dois moins utiliser le pneu sur le flanc et je peux ouvrir les gaz immédiatement parce que le moteur est tellement puissant. Je peux aussi mieux gérer l’adhérence de la roue arrière sur la distance ».

Le pilote de 23 ans termine : « la principale raison de mes performances du moment est que je suis en avance sur les autres pilotes Ducati au freinage et dans les virages ». A bon entendeur… Justement, quelles sont ses relations avec Andrea Dovizioso ? Après les tests de Misano, j’ai un peu parlé avec Dovizioso, confirme Bagnaia, mais il est difficile de m’expliquer certaines choses, car lui et moi pilotons différemment, avec des réglages très différents. Chacun a sa propre façon de piloter, peut-être ce qui est bon pour moi n’est pas bon pour lui. S’il venait me demander quelque chose, je n’aurais aucun problème à lui parler et à lui dire avec quoi je me sens bien. Mais pour le moment, nous ne nous sommes pas assis pour parler de ce qui me fait aller plus fort et ce qui lui fait défaut”.

J’aime beaucoup la nouvelle Ducati, je l’ai toujours beaucoup aimée. L’énorme travail d’adaptation que nous avons accompli en 2019a porté ses fruits cette année. Puis les nouveaux. les pneus ne m’ont pas limité comme ils l’ont fait pour Dovi, donc je pense que la somme entre cela et le fait que chaque fois que je sors sur la piste, j’arrive à avoir de plus en plus confiance en moi m’a conduit à être très rapide”. Un sport mental la moto comme toujours…



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