Razlan Razali est le plus haut représentant d’un team Petronas qui n’a que deux saisons de présence en MotoGP. Mais les couleurs malaisiennes n’ont pas perdu leur temps. Elles se sont affirmées en 2020 comme le véritable bras armé de leur partenaire Yamaha en remportant six des sept victoires de la M1. L’écurie usine a tout juste pu sauver l’honneur. Une compétence qui ne peut que susciter l’intérêt dans une période où des contrats qui se terminent doivent être renouvelées … Ou pas. Razlan Razali rappelle à Yamaha qu’il n’est pas en position de faiblesse dans les pourparlers qui sont lancés …

Razlan Razali est légitimement fier de son aventure Petronas Sepang Racing Team en MotoGP. Aussi présent en Moto2 et Moto3, c’est bien dans la catégorie reine que les malaisiens excellent. La première année, en 2019, a été celle de la révélation Fabio Quartararo et, en 2020, après six victoires pour l’équipe, c’est Franco Morbidelli qui a fini vice-champion du monde avec trois succès. En 2021, l’italo-brésilien tentera de gagner une place de plus au classement général tandis qu’il aura comme équipier la légende vivante Valentino Rossi.

Un Doctor imposé dans l’équipe, ce qui révèle la nature des relations entre le constructeur et son team satellite. Un sujet sensible abordé par Razlan Razali dans un entretien avec GPOne, au cours duquel il signale qu’il n’est pas un affidé d’Iwata : « je pense qu’il est dans l’intérêt de Yamaha, notre équipe et sponsor principal Petronas, de prolonger le partenariat sur les cinq prochaines années » commente ainsi le patron.

Razlan Razali rappelle l’étendue du partenariat avec Yamaha

En 2022 commencera une nouvelle période de cinq ans, notamment pour les constructeurs, pour lesquels ils doivent légalement se lier à la Dorna pour participer au MotoGP. Avec cette décision, celle du team satellite suivra. « Nous sommes confiants car nous avons montré ce que nous pouvons accomplir en peu de temps » rappelle Razali.

Mais le Malaisien voit aussi plus loin et donne des arguments solides que doit prendre en compte Yamaha : « Petronas a déjà développé des lubrifiants, de l’huile pour la boite de vitesses et de l’huile moteur avec Yamaha. Dans l’étape suivante, ils veulent également produire le carburant ensemble ». Il faut donc regarder au-delà du simple paddock MotoGP. Et puis, s’il le faut … « Nous avons quelques options avec d’autres fabricants ». On pense bien sûr à Suzuki qui n’a pas encore d’équipe satellite et qui souhaite en avoir une en 2022… « Mais nous nous sentons à l’aise avec Yamaha et voulons essentiellement continuer » assure Razali. Mais peut-être pas à n’importe quel prix.

Razlan Razali parle des négociations avec Yamaha ...



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