Pour le moment, de Grand Prix de Grande Bretagne est une déception à tous les niveaux pour un Joan Mir qui comptait bien sur cette étape à Silverstone pour accentuer la pression sur Quartararo dans la course au titre. Or, la GSX-RR évoluée vue en Autriche a été remisée pour le moment au fond du box. Les choses ne sont pas encore au point si bien que l’on retrouve à nouveau les deux machines de l’usine d’Hamamatsu aux frontières du top 10, condamnant leurs pilotes à une épique et risquée remontée en course…

A bien écouter Joan Mir sur ces qualifications, il faut décidément se résoudre à des Suzuki au potentiel technique toujours figé à l’année du titre en 2020. Et puis il y a ses mystères venus d’une électronique qui avait déjà dérangé lors de manche à Portimao l’an passé. Joan Mir, qui comptait à partir de cette bataille d’Angleterre lancer son offensive sur un Fabio Quartararo qui veut lui prendre sa couronne, se retrouve une nouvelle fois contraint de jouer la défense… « La Q2 s’est très mal passée » reconnait l’équipier d’un Alex Rins placé juste devant lui à la dixième place. « Nous avons eu des problèmes avec l’électronique. Je pense qu’on aurait pu se battre pour plus mais, avec les problèmes que j’ai eus, je n’ai pas été aussi loin que je m’y attendais ».

« Mais bon, c’est le MotoGP. Parfois, nous espérons mieux et ce n’est pas possible. Je pense avoir un bon rythme de course. En FP3, j’ai pu faire de bons tours et j’ai aussi eu un rythme assez correct. La FP4 a également été très difficile. Je suis sorti avec d’autres pneus que je n’ai pas pu chauffer et je n’ai pas pu faire de tours. Gardons les bons sentiments pour dimanche ».

Pour la course au titre, il dit : « je ne pense pas que cela complique autant la question. Heureusement ou malheureusement ce n’est pas la première fois que je m’élancerai de la onzième place. Oui, c’est plus risqué de venir de si loin, mais je sais de quoi l’équipe et moi sommes capables pour résoudre le problème. J’ai montré dans la FP3 que je peux être l’un des plus rapides. Nous verrons ».

Joan Mir

Joan Mir : “j’ai décidé d’abandonner le dispositif d’aide, il est trop lourd

Puis Mir en vient au niveau technique de sa Suzuki : « ce n’est pas que l’électronique cesse de fonctionner. Il fait juste des trucs bizarres que nous devons comprendre. L’équipe trouvera une solution ». Et il fait un aveu : « le dispositif d’aide au démarrage pèse plus qu’il ne devrait et cela rend plus difficile l’arrêt de la moto et le changement de direction. Cela rend les choses très difficiles. En Autriche 2020, j’ai freiné très fort et cette année je n’ai pas pu faire la différence sur ce point. C’est en grande partie à cause de cet appareil, mais il nous a également aidés en accélération. Pour le faire évoluer, j’ai décidé de le laisser, mais c’est vrai que pour les prochaines courses nous avons besoin d’une évolution. Suzuki le sait déjà ».

Pneu pour la course voilà ce qu’il envisage en termes de pneu : « le tendre n’est pas une option, car il dure très peu. Le médium tombe en performance et c’est là surement là qu’on peut jouer nos cartes. En gestion, nous sommes toujours bons. La température va marquer tout ça. Si elle est un peu plus haute, vous pouvez prendre le plus dur. Si c’est plus froid, choisir le dur c’est de la folie ».

Il termine sur Fabio Quartararo : « je pense que je peux me battre. Je sais de quoi je suis capable en remontant de cette position. Ce sera difficile, mais le facteur gestion entre en jeu, c’est là qu’il faut être clair sur les choses. Je me suis montré en FP3 qu’avec les choses à moitié en place, je ne suis pas mal en termes de rythme. Cela sera compliqué car je dois tout mettre en place et je n’ai pas l’expérience sur cette piste ». On rappellera en effet qu’il l’arpente pour la première fois avec une MotoGP.

Joan Mir

MotoGP Silverstone J2 : qualifications

Silverstone

Crédit classement motogp.com



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