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Sylvian Guintoli

Les heures s’écoulent et on n’en revient toujours pas de l’intensité de cette qualification de folie en MotoGP à Silverstone, dont Aleix Espargaró a été le fil rouge dès la FP4. A ce moment-là et au vu de son effroyable chute que lies images confirment, on ne donnait pas cher de sa participation à la Q2 et on doutait même de la suite de son Grand Prix de Grande Bretagne. Mois d’une demi-heure après, pourtant, il était le premier à battre le record de la piste et il a fini par placer son Aprilia sur la seconde ligne de la grille de départ…

L’émotion est toujours présente à Silverstone ce samedi après un après-midi qui restera dans les mémoires. Parmi, les témoins, il y a eu un Sylvain Guintoli, privé de Suzuka pour cause de blessure, mais à la passion toujours à fleure de peau. Il raconte comment il a vécu cette séance du Grand Prix de Grande Bretagne sur crash.net. Faisant valoir ses compétences à la chaine BT Sports, il dit : « la violence de l’accident, la façon dont il a été renversé de la moto, c’était énorme ». Le Français est aussi admiratif : « il pouvait à peine monter sur sa moto. C’est ce que l’adrénaline peut faire. Ces gars, ces pilotes, ces humains ont la capacité de creuser profondément et d’oublier la douleur ».

MotoGP, Aleix Espargaró

Sylvain Guintoli : « pour Aleix Espargaró c’était la performance de sa vie, il est une menace cette année pour le titre« 

Le tricolore qui porte encore les couleurs de Suzuki ne cache pas que l’Espagnol n’avait pas pris certaines précautions : « sur les premiers tours, avec un pneu dur, vous devez prendre votre temps pour l’activer. Il est facile de commettre une telle erreur et d’être surpris. La façon dont cela fonctionne est que le pneu dur, plus il a besoin de charge et plus il a besoin de temps. Il est plus facile de se faire surprendre par des réactions violentes. Il est plus difficile de ressentir la limite ».

« Surtout dans ce virage spécifique lorsque vous n’avez pas tourné à gauche depuis un moment. Les pneus ont besoin de temps pour être rodés. Ils sont conçus pour s’activer rapidement. Vous devez respecter cela. Plus le pneu est dur, plus il est difficile d’avoir une bonne sensation ». Et il termine : « nous l’avons vu voler haut dans les airs et atterrir lourdement. Il aurait pu vraiment se faire mal. C’était superbe pour Espargaró. Pour faire ce genre de tour, il faut prendre un maximum de risques. Malgré un inconfort massif, c’était la performance de sa vie. Vous devez tout mettre en place pour gagner un championnat du monde et c’est pourquoi Aleix est une menace cette année ». A bon entendeur…

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