MotoGP, Stefan Bradl, Honda : « à Jerez, la différence entre une MotoGP et une Superbike n’est pas énorme sur un tour »

par | 26 janvier 2019

C’est le marronnier de l’intersaison. Lorsque les pilotes titulaires en Superbike et les mêmes, mais testeurs, en MotoGP se rencontrent sur la même piste de Jerez pour faire des essais, on compare immanquablement les chronos des uns et des autres. En se demandant qui sera le plus rapide et, à partir de là, débattre sur les deux catégories. L’une est faite de prototypes coûteux et l’autre adapte des motos de série à la compétition pour un budget moindre. Mais l’écart chronométrique ne justifie pas forcément celui des sommes en jeu. Cependant, comparaison n’est pas raison…

La question est revenue après la dernière escapade sur le tracé espagnol qui s’est terminée avec un Stefan Bradl en haut de la feuille des temps sur sa Honda RC213V. Certes. Mais pour seulement 8 millièmes de mieux sur Jonathan Rea au guidon d’une ZX-10R dont on peut toucher la forme originelle dans les concessions Kawasaki.

L’Allemand a fait 111 tours sur deux jours à Jerez. Il explique la situation sur Speedweek : « tout le monde sait que sur ce tracé de Jerez, une MotoGP et une Superbike ont des performances très proches. Ici, une MotoGP ne peut pas exprimer sa puissance supérieure. On entre à peine la sixième dans la ligne droite. Par ailleurs, sur un tour, les Superbike sont très rapides, mais sur la distance d’une course, la différence se fait jour ».

Il reconnaît néanmoins : « mon rythme général n’était pas enthousiasmant. Je l’admets. Par le passé, on utilisait les pneus medium et les durs. Cette fois, on a plus roulé avec les gommes tendres. On ne savait pas comment elles fonctionnaient. Et elles se dégradent très vite ».

Il termine : « je suis quand même satisfait car j’ai tourné en 1’38. On n’a pas été lent ! Lorsque j’ai commencé à tourner mercredi, je me suis dit que ça ne le ferait pas. J’étais content d’avoir plusieurs pilotes sur la piste, même si parfois il y a eu des soucis de trafic ».

Au passage, les pilotes de Superbike ont amélioré leur rythme de sept dixièmes en moyenne dès qu’ils ont monté leurs pneus tendres, présents dans la gamme de leur manufacturier unique Pirelli pour les qualifications. Quant à Bradl, le voilà échauffé pour de grands tests à Sepang. Il roulera en Malaisie du 1er au 3 février avec ses autres collègues des teams tests. Puis il ira dans la cour des grands du 6 au 8 suivants, comme remplaçant d’un Lorenzo blessé et convalescent.

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