Il reste trois Grands Prix et six pilotes mathématiquement encore en lice pour le titre de Champion du Monde. Parmi les prétendants et aux deux bouts de ce groupe, on trouve les officiels Suzuki. Au vu de l’enjeu que représente un titre mondial pilote pour un constructeur, on pourrait se dire que, si près du but, des consignes d’équipe vont arriver pour ne pas gâcher cette opportunité unique à cause d’une lutte fratricide. Mais celui qui est aux manettes sur le terrain, Davide Brivio, n’est pas de cet avis…

C’est une question qui lui revient souvent : en tant que team manager Suzuki, va-t-il donner des ordres à ses pilotes pour que l’un sacrifie ses chances d’être Champion du Monde au profit de l’autre, le tout au nom de l’intérêt général de la marque ? Pour beaucoup à ce poste et dans cette situation, ce serait un dilemme. Mais pour Davide Brivio, le premier concerné chez Suzuki, ce n’est même pas encore à envisager.

Il confirme ainsi ses positions antérieures sur le sujet, en la développant sur le thème de ses valeurs nobles et désintéressés… Il explique ainsi sur Speedweek : « j’aurais aimé avoir ce souci chaque année » sourit-il, rappelant ainsi qu’il y a des soucis agréables… Puis il poursuit : « si les deux pilotes ont la chance de se battre pour le titre mondial, vous ne pouvez pas demander le travail d’équipe »

Respect et correction sont les seules consignes

« La seule stratégie dont nous avons parlé est que les deux coéquipiers doivent se traiter avec respect et correctement sur les pistes. Suzuki n’aime pas les ordres d’équipe, c’est pourquoi nous avons dit à nos pilotes : « Que le meilleur gagne » », souligne Brivio.

Cependant, un ordre pourra tout de même arriver, mais il faudra pour cela des conditions générales bien définies : « quand nous arriverons à la dernière course et que l’un des pilotes n’est plus en compétition pour le titre, nous pourrions en reparler. Peut-être que cette approche est trop romantique, mais c’est bien quand un championnat du monde est remporté sans consignes, quand tout le monde peut se battre pour le titre avec ses forces. C’est pourquoi il n’y aura pas d’ordres d’équipe pour le moment », insiste Brivio.

Au passage, seulement onze points séparent Franco Morbidelli, quatrième, de son équipier Fabio Quartararo, second au général. Chez Petronas, qui construit véritablement le titre des constructeurs pour Yamaha en lieu et place de la structure d’usine, on a aussi ce problème de riches. Et même avec un peu plus tension…

Pas de commandes stables chez Suzuki: Alex Rins et Joan Mir peuvent tous deux se battre pour le titre mondial

Classement Championnat MotoGP après Teruel (11/14) :

 



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