Cette saison, Suzuki se présente comme un acteur sur lequel il faudra compter pour l’attribution du titre en MotoGP. Avec une GSX-RR bien née et un Álex Rins révélé, les hommes de Davide Brivio ont de quoi perturber le duel en cours depuis deux ans entre l’officiel Honda, Márquez, et le pilote d’usine Ducati, Dovizioso. Pas mal, mais pour s’ancrer dans le haut du tableau de cette exigeante catégorie, ne compter sur une seule moto et un pilote unique est aléatoire. Avoir une structure satellite en appui est toujours plus confortable. Mais pour le blason d’Hamamatsu, ce n’est pas encore d’actualité.

Le team satellite est un serpent de mer au moins aussi connu que l’Arlésienne jouée sur le même thème chez Aprilia. Sauf que les Italiens ne déploient pas tout à fait les mêmes moyens, ne sont pas encore au niveau et ont déjà annoncé une politique de développement plus axé sur la sollicitation d’un groupe test envoyé au front des Grands Prix avec des invitations.

Chez Suzuki, en revanche, la question de l’équipe satellite est chaque année une promesse non tenue. Ce qui est un coup de canif aux engagements pris avec le promoteur Dorna. Mais depuis que le constructeur est revenu en MotoGP en 2015, il joue seul. Et ça continuera encore l’an prochain. Celui qui demande plus d’investissement à ses patrons japonais, soit Davide Brivio, regrette ainsi à Motorsport-Total.com : « une structure de satellite sera à peine réalisée avant 2021 . Nous en parlons à l’usine afin de pouvoir tout faire de manière logistique et matérielle pour les motos supplémentaires, mais les choses se passent très lentement ».

Il faut dire qu’à force d’attendre, les meilleures opportunités pour un allié solide sont parties. LCR est étroitement lié à Honda, ainsi que Pramac à Ducati. Tech 3 a conclu un nouveau partenariat avec KTM et Petronas avec Yamaha. Ainsi, seule Avintia serait une opportunité. Actuellement, l’équipe espagnole a un contrat avec Ducati pour la saison 2019. Cela inclut également une option pour 2020. Actuellement elle effectue, pour la première fois de son histoire, la saison avec deux Desmosedici de la campagne précédente. Mais ses résultats n’encouragent guère Suzuki à considérer une éventuelle collaboration avec Avintia comme possible.

Il y a aussi deux positions de grille laissées vacantes, résultant du départ de l’équipe Marc VDS. Ces deux plots sont laissés en friche par Dorna en vue d’une possible arrivée du team VR46 de Valentino Rossi.



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