Le tracé du Mugello est un circuit de l’ancien temps. Au sens noble de l’approche. Vallonné, technique, exigeant tant pour le pilote que pour sa machine, il est une référence en matière de performance humaine et technique. Oui mais voilà : Dans sa longue ligne droite, il a une bosse. Sur laquelle les modernes missiles du MotoGP décollent. Une situation que Valentino Rossi rappelle au sujet de son Grand Prix d’Italie.

Chaque année, le Grand Prix d’Italie est un événement marquant du calendrier MotoGP. Depuis plus de 20 ans, le circuit du Mugello de 5,2 km de long, en Toscane, est un lieu attendu et prisé. Le tracé, fluide et rapide, est aussi populaire auprès des pilotes que des fans. Cependant, la sécurité est régulièrement remise en question. À la fin de la ligne droite de 1,1 kilomètre, les motos atteignent maintenant 356 km/h.

La principale critique des pilotes est le dôme vers la fin de la ligne droite. « C’est toujours effrayant et chaque tour est une sensation spéciale » déclare Valentino Rossi à propos de ce moment. « C’était un peu différent avec la 500. La différence, c’est la vitesse. Une MotoGP rend les choses plus effrayantes, car vous pouvez vous rendre plus rapidement à cet endroit et décoller avec les deux roues ».

Les plans au ralenti montrent chaque année comment les motos sautent au-dessus de cette crête avec les deux pneus et perdent le contact avec le sol. C’est un point délicat à ces vitesses élevées. « Avec la 500cc, c’était plus difficile à cause des wheelies car il n’y avait pas de contrôle anti-wheelie », déclare Rossi. « Vous deviez contrôler cela avec le gaz, maintenant la tendance aux wheelies due aux winglets est plus basse, mais vous sautez plus ».

En 2018, Michele Pirro, pilote d’essai de Ducati, a été victime d’un grave accident aux essais. On continuera à en discuter, car le développement n’est pas arrêté et les motos MotoGP sont d’année en année plus puissantes et plus rapides. En 2001 le temps de Rossi avec la Honda 500 était de 1’52.554 minutes en pole position. Sa vitesse de pointe en qualifications était alors de 306 km / h.

En 2019, Marc Márquez a établi un nouveau record de tour en qualifications avec un temps de 1’45.519 minutes. La meilleure vitesse de pointe de Pirro au T2 était de 349,9 km/h. Est-ce que des tracés classiques comme le Mugello feront-ils toujours partie du calendrier MotoGP dans dix ans ? « Vous ne pouvez pas imposer une limite de 330 km/h sur cette ligne droite car c’est impossible » répond Cal Crutchlow. « Si certains pilotes ne sont pas satisfaits de cela, alors vous en trouverez d’autres qui seront contents de rouler à 360 ». Vaste débat !



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