Valentino Rossi a beau revendiquer le palmarès le plus solide dont peut se targuer un pilote moto, il continue à jouer dans la cour des grands, à 38 ans. Son trois cent cinquantième départ en Argentine a montré à l’arrivée qu’il ne lâcherait rien aux jeunes premiers, si doués soit-il. Alors qu’il a tout gagné, il reste motivé et concentré tout en ayant conscience d’un temps qui passe qui n’est pas son allié. Reste qu’après deux Grands Prix, il pointe second au championnat, à 14 points de la tornade Viñales, son équipier, et avec 23 longueurs d’avance sur Márquez.

Deux podiums acquis avec la manière, car après être revenu du diable vauvert. C’est le fait de cette entame de campagne, le Doctor inquiète beaucoup lors des essais et des qualifications avant de se métamorphoser en course. Sur AS, il reconnaît : « j’aime vraiment utiliser tout mon temps pour préparer la moto pour la course. C’est certes un risque de ne pas être fort lors des essais et j’aimerais l’être un peu plus. Mais avec cette moto, c’est plus difficile du faire un bon temps d’entrée. Du moins pour moi ».

Une humilité qui impressionne toujours : « pour être franc, après le Qatar, j’aurais pensé avoir moins de difficultés lors des séances d’essais en Argentine. Mais en fait, j’ai beaucoup souffert. Mon classement n’était pas bon, mon rythme n’était pas exceptionnellement rapide, mais j’étais régulier. Et en course, j’ai été meilleur qu’au Qatar. J’ai été plus rapide en course et je l’ai été jusqu’à la fin ».

Un détail qui n’en est pas un : « j’ai toujours été là et, dans le final, Maverick ne m’a pas lâché, je ne l’ai pas perdu et c’est important lorsque vous voulez jouer la victoire. Il faut continuer comme ça. Cela maintient la confiance. Je souffre aux essais, je suis fort en course. Et ça m’encourage à travailler encore et encore ».

Une méthode adaptée à sa condition que Vale décrit ainsi : « la motivation dans l’équipe est très haute. On est à fond dans la technique, on travaille très dur pour trouver le rythme. A mon âge, j’aime savoir ce que je fais et où je vais. Je travaille dur, je suis dans une bonne forme, mais c’est évidemment plus dur à mon âge. Tout ça me demande plus ».

Rendez-vous à Austin le week-end prochain. L’an dernier, Valentino Rossi s’était qualifié troisième avant de connaître les affres de l’abandon. Le Doctor a ramené 55 victoires en MotoGP à une firme Yamaha qui pourrait, lors de ce Grand Prix des Amériques, atteindre le cap des 500 réalisations.



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