Le coronavirus a mis le monde sans dessus-dessous et ne promet pas de le remettre en état une fois qu’il en aura fini avec lui et ses habitants. En MotoGP, on attend qu’il veuille bien desserrer son étau ce qui ouvrirait des frontières et des perspectives de courses. Reste que la saison 2020 sera inédite et son organisation est seulement placée sous le sceau impératif de sa faisabilité. Il y aura moins de courses, qui se dérouleront dans un format différent tandis que les pilotes tournent en rond dans leurs maisons. De tout ça, Wilco Zeelenberg parle, et même d’un peu plus…

Wilco Zeelenberg est le chef d’équipe d’un team Petronas Yamaha qui affronte comme elle peut et comme elle le doit cette crise mondiale provoquée par le coronavirus. Mais le batave reconnait tout en s’inquiétant : « nous pensons à tout et dans ce cas, je pense que notre équipe survivra, comme les officielles. Mais nous sommes un cas unique, avec un sponsor comme Petronas derrière nous. Je vois beaucoup plus de problèmes pour les autres équipes… »

Donc, il devient urgent de courir. Et pour ça, au vu de la conjoncture, il faut avoir l’esprit ouvert : « il sera certainement difficile de jouer 19 matchs si nous ne changeons pas le système. Si nous partions en juin ou juillet, il serait impossible de courir 19 Grands Prix. Il suffirait qu’un pilote se blesse pour sauter 5 ou 6 courses, pour moi ce serait inacceptable. » Comme Pit Beirer de chez KTM, Zeelenberg propose ses solutions : « je dirais que 15 courses suffiraient pour trouver le champion du monde. Vous pourriez aussi être inspiré par le SBK et faire 8 Grand Prix en courant 2 courses chaque week-end, de cette façon nous en aurions déjà 16. » Une idée que goûte peu Marc Márquez.

 

 

 

« Est-il plus important d’avoir plus de courses ou plus de Grand Prix et quels pays devraient être choisis pour les accueillir ? En ce moment, nous ne savons pas quand nous pourrons bouger, mais de nombreuses courses pourraient être organisées de juillet à décembre » commente Zeelenberg sur une vidéo mise en ligne par Niki Kovacs, ancienne pilote et dorénavant journaliste présente sur tous les Grands Prix.

Il en vient aussi à ses pilotes qui rongent leur frein : « chaque semaine, je parle avec Franco Morbidelli et Fabio Quartararo. Ils s’entraînent chez eux et vont bien, vous ne pouvez pas vous arrêter avec la préparation ou vous devez recommencer. Bien sûr, il est également difficile pour les pilotes de ne pas savoir quand il redémarrera. » Et c’est apparemment une torture pour notre Fabio Quartararo national ! « Fabio était prêt pour la course au Qatar et très déçu de ne pas pouvoir courir. Il a 20 ans et 2 mois de congé semblent 2 ans pour lui. Il a certainement beaucoup d’enthousiasme, peut-être même un peu trop parfois, nous verrons comment gérer la situation de la meilleure façon pour le garder calme », termine Wilco.

 



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