Vainqueur du British Grand Prix en 2010 sur une Suter Moto2 du Forward Racing, Cluzel se classa deuxième en mondial Superbike à Silverstone en 2013 sur Suzuki. C’est la catégorie Supersport qui lui a le plus réussi avec 17 victoires, 40 podiums et 20 pole positions en 69 départs. Après avoir terminé trois fois deuxième et deux fois troisième du Championnat du Monde Supersport, Jules continue la grande aventure et vise le titre 2019 au sein du GMT94.

Qu’est-ce qui a déterminé le choix du GMT94 plutôt que celui d’une autre équipe ?

« C’est le résultat de discussions entre Éric Mahé (ndlr : manager de Jules) et Christophe Guyot. Ça me trottait dans le fond de la tête et finalement ça a été possible. Je suis très heureux d’arriver dans l’équipe GMT94. »

Comment te sens-tu au sein de ton nouveau team ? Quels sont les points positifs ?

« Pour le moment, je n’ai pas encore travaillé avec eux, même si Christophe nous a donné un coup de main cette année au Portugal. J’ai pu constater qu’ils étaient très sérieux. Ça me faisait un peu rêver de les voir à côté de nous régulièrement, et dans ma tête je me disais que j’aimerais bien rouler chez eux.

« Christophe est un gars cool, que je connais depuis des années et il gère très bien sa structure qui est très sérieuse et bien organisée. En plus de ça, il y a une ambiance assez relax, tout en étant professionnelle, ce qui est super important. Je pense que c’est la clé du succès en Supersport. »

Par rapport à la Yamaha R6 dont tu disposais cette année au sein de l’équipe NRT, quelles sont les différences majeures avec celle que tu piloteras l’an prochain pour le GMT94 ?

« Le moteur, je pense, ainsi que certains choix techniques. Mais il n’y aura pas d’énorme différence. J’avais une très bonne moto, la Yamaha est une très bonne machine, et je suis super content de continuer une deuxième année sur une telle moto.

« En 2018, j’ai manqué de roulage. Je n’ai pas fait un seul kilomètre en séance d’essai (hors week-ends de course) et je ne me sentais donc pas à 100% sur cette moto. J’ai gagné 5 courses, mais je n’étais pas à l’aise et je sais qu’on peut faire mieux.

« Donc en faisant une deuxième année sur la R6 et en effectuant des séances d’essai, ça va être une autre histoire. J’ai vraiment hâte d’attaquer cette aventure dans le calme et le professionnalisme ».

Comment évalues-tu l’adversité, tant au niveau des pilotes que des motos, pour 2019 ?

« A vrai dire je ne m’occupe pas trop de la concurrence. Courir sur Yamaha était mon objectif et je suis content que ça se soit fait. Il y aura de très bons pilotes, c’est certain, mais je ne peux pas encore en parler. Moi je me concentre sur mon objectif et sur mon expérience.

« Je continue le travail fait ces dernières années qui a été plutôt bon. Il faut juste que ça me sourit, que j’aie un peu moins de résultats blancs et un peu plus de réussite. »

Quand commences-tu les essais ?

« Normalement fin janvier. »

Que penses-tu de Corentin Pérolari comme coéquipier ?

« C’est cool ! C’est un jeune qui est fun et qui roule vite. Je l’ai pas mal aidé en fin d’année. Ça m’a plu en raison de cette ambiance avec le GMT, avec Christophe Guyot. Moi aussi je pouvais avoir besoin de Corentin en fin de saison. Ça a été assez cool et je pense que l’objectif de Christophe c’est aussi que je permette à Corentin de progresser. Il se dirige vers ses premiers podiums et il y arrivera, c’est sûr.

« Ce serait la première fois que j’aurais un coéquipier rapide et avec une bonne ambiance, parce que je suis là pour l’aider, et ça peut aussi m’aider moi à avoir de la rigueur. En plus il peut aussi prendre des points à mes adversaires, donc c’est bien. »

Comment ressens-tu, d’une manière générale, l’évolution du Championnat du Monde Supersport ?

« Je ne suis pas forcément le mieux placé pour le dire mais à mon avis le Championnat Supersport est de loin le championnat qui est le plus excitant. C’est ce qui a été le cas en 2018. Malheureusement on est un peu en retrait médiatiquement, mais je me concentre, je fais ce que j’aime faire. Je roule sur les 600 qui sont des motos que j’apprécie.

« On peut voir que le Superbike a l’air de bouger dans le bon sens avec les constructeurs qui s’intéressent un peu plus à la catégorie, j’ai l’impression. Les courses devraient être de plus en plus intéressantes, et j’espère dès 2019. »

Photos © GMT94

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