En plus de de représenter cette année le team Ángel Nieto dans la nouvelle Coupe du Monde FIM MotoE, María Herrera fera ses débuts en Championnat du monde Supersport avec l’équipe Yamaha MS Racing avec qui elle a participé au Championnat du monde Supersport 300 en 2018.

Originaire de Toledo il y a 22 ans, Maria Herrera s’est classée 4e du CEV en 2013 et 8e en 2014, les deux années durant lesquelles Fabio Quartararo a remporté le titre.

En 2015, elle marque 9 points en championnat du monde au guidon de son Husqvarna Moto3 du team Laglisse, un résultat apparemment insuffisant pour lui assurer un guidon la saison suivante. La jeune Espagnole entame alors une longue période où elle devra conjuguer efforts sportifs et recherche de budget, pour pouvoir continuer à s’aligner sous ses propres couleurs avec l’aide de son papa.

L’exercice est évidemment très difficile et 7 points viendront résumer la saison 2016 avant que sa situation ne s’aggrave en 2017 avec seulement 1 point à la clef.

L’année dernière, la sympathique Ibère a conclu les 8 courses du championnat Supersport 300 à la 13e position avec 45 points dans son escarcelle, soit 48 de moins que Ana Carrasco, la championne en titre.

Elle a également fait quelques apparitions en CEV RFME Superstock 600, mais la saison 2019 sera pour elle la première en Championnat du Monde Supersport. Ce dernier ne présente qu’une seule coïncidence de date avec la MotoE (Donington Park et Sachsenring, en juillet).

Maria Herrera sera la deuxième femme à courir de manière régulière dans ce championnat, après l’Italienne Paola Cazzola en 2010 avec l’équipe Honda Kuja Racing. Elles ne sont d’ailleurs que 8 à avoir tenté l’aventure du Supersport mondial, la première ayant été l’Allemande Katja Poensgen au Nürburgring en 1998, la dernière la malheureuse Alessia Polita en 2013 à Monza.



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