Jonathan Rea est celui qui domine l’espèce WSBK. A ce titre il est le pendant dans la catégorie d’un Marc Márquez taulier en MotoGP. Deux disciplines évoluant parallèlement mais c’est la dernière qui est considérée comme la plus enviable et celle où il faut impérativement être. Parfois, cependant, certains font le saut de l’une à l’autre. D’Edwards à Spies en passant par Crutchlow, le Superbike a fourni son contingent en Grand Prix. Aujourd’hui, ce sont les pilotes de ces Grands Prix qui viennent y retrouver un second souffle. Et si les deux grands champions se retrouvaient sur la même grille de départ ? Une perspective qui a inspiré Jonathan Rea…

Un duel entre Jonathan Rea et Marc Márquez vaudrait-il son pesant d’or. D’un côté un quintuple Champion du Monde de WSBK et, de l’autre, un sextuple titré en MotoGP. Le premier à 32 ans et le second 26. Mais pour envisager la confrontation, encore faut-il une opportunité. Rea n’en a pas en Grand Prix, un monde que sa marque Kawasaki a déserté. Cependant… « Il ne faut jamais dire jamais » a commenté l’Irlandais du Nord au Corriere dello Sport. « À ce stade de ma carrière, je préfère continuer en Superbike, mais si Kawasaki décidait de se concentrer sur un projet MotoGP, oui, je participerais. Pour l’instant Márquez et moi avons une chose en commun, en plus de titres mondiaux : je soutiens également le FC Barcelone. »

Et si c’était Márquez qui venait sur son terrain ? Celui qui n’a pas connu la défaite dans un championnat depuis 2015 répond : « je ne suis pas invincible, mais nous devrions voir si Márquez peut briser ma série de titres.   Ce qui est certain, c’est que nous le verrions devant, car vous pouvez changer de championnat, de moto, de pneus… mais le talent et la mentalité de Marc ne s’évaporeront pas. »

Sur une autre légende vivante du MotoGP, Valentino Rossi, Rea donne aussi son avis : « j’admire Valentino pour des milliers de raisons, parmi lesquelles sa longévité. C’est un mélange de persévérance et de détermination. Je ne sais pas quel sera mon avenir, mais même si je restais dans une phase où j’aimerais continuer à courir tous les jours, je ne pense pas que je ferais aussi longtemps. En plus, Valentino n’a pas encore formé de famille. Moi, j’ai deux enfants et nous ne pouvons pas continuer à parcourir le monde pour toujours. »




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