En ce moment chez Ducati, Andrea Dovizioso semble s’ingénier à vouloir plomber l’ambiance. Sa confirmation pour les deux prochaines saisons aux côtés d’un Jorge Lorenzo pour lequel le constructeur transalpin a déroulé un tapis aussi rouge que ses motos aurait pu le transporter de joie. Mais depuis quelques Grands Prix, il a du mal à y croire, ressassant sans cesse un discours sur un changement de méthode de travail.

A Assen, ce week-end, l’équipier d’un Iannone à qui il a été préféré pour continuer avec la Desmosedici fêtera son 150ème départ en MotoGP. Un terrain batave pourtant peu propice à l’exploit pour l’aîné des deux Andrea qui n’a connu en Hollande que trois podiums dans sa carrière : deux troisièmes places en 2011 et 2012 avant une position de second en 2014. L’an dernier, il n’avait pu rester dans le top 10 à cause de vibrations aussi malignes que mystérieuses sur sa GP15.

Que vaudra la cuvée 2016 ? Dovi nous donne une idée : « pour le moment, nous sommes rapides au chronomètre mais il nous manque quelque chose pour rester avec les hommes de tête et nous battre pour le podium ». Un refrain maintenant connu chez l’Italien qui garde quand même espoir : « les tests d’après le Grand Prix de Catalogne ont été importants car nous avons pu faire progresser la Desmosedici. »

« On devrait faire mieux à Assen qu’à Barcelone car la piste offre plus d’adhérence, ce qui dégradera moins les pneus sur la longueur d’une course. Même si ce n’est pas une de mes pistes favorites, je pense que je pourrai obtenir un bon résultat cette année. Mais on ne peut pas vraiment faire de pronostics car personne ne sait comment les Michelin vont se comporter là-bas ».

Ni même le temps qu’il fera…

Tous les articles sur : Andrea Dovizioso