À Silverstone, Valentino Rossi n’a peut-être pas gagné le Grand Prix, mais en finissant à 7 dixièmes après avoir mené 17 des 20 tours de la course, il a démontré à ceux qui en doutaient encore qu’à 38 ans, qu’il était toujours au sommet de son art.

Carmelo Ezpeleta, 71 ans, qui préside aux destinées du MotoGP, n’a pas oublié de souligner ce qui peut être considéré comme un nouvel exploit de l’homme de Tavullia, et s’en est confié dans les colonnes de Repubblica : « il ne laissera jamais le MotoGP. Un jour, il arrêtera peut-être de courir, même si je crois que cela arrivera dans beaucoup de temps: regardez-le aujourd’hui, il est toujours parmi les premiers et en lutte pour le titre. »

Il a 38 ans et un contrat qui expire fin 2018, mais … « Cela a-t-il un sens de contrôler sa carte d’identité? C’est un gamin: les gens arrêtent de faire du sport parce qu’ils se sont lassés de travailler et de la pression qu’ils ont dû supporter pendant trop de temps. Vale, non: cela lui plaît toujours davantage de faire ce qu’il fait. Je m’en m’aperçois quand je lui parle et quand je le vois courir. Vous dites qu’il n’est pas normal ? Mais qu’est-ce qu’il y a de normal dans ce cirque, trois mille personnes en voyage tout autour du monde chaque année ? Est-ce qu’il vous semble normal aller à 350 à l’heure et de se frôler à quelques millimètres ?
Je vous dis qu’il ne partira pas. Jamais. Il est comme Enzo Ferrari pour la Formule 1, qui s’identifie avec la couleur rouge. Et celle du motocyclisme est jaune. Le jaune de Valentino. »