Jorge Lorenzo, à la veille de fêter ses 30 ans, est allé visiter l’usine Seat de à Martorell où on lui a remis les clés de sa Leon Cupra de 300 cv.

Il en a profité pour donner une interview au site Marca, dans laquelle, une fois de plus, il nous dépeint sa situation actuelle avec franchise et recul.

Extraits…

Est-ce le début de saison auquel vous vous attendiez avec Ducati ?

“Je crois que les attentes qui existaient étaient peut-être trop hautes, à cause du fait que l’année passée ont été gagnées deux courses, l’une en Autriche et l’autre sur le mouillé. Ils s’attendaient à ce qu’un pilote comme moi, qui est habitué à gagner des titres, soit rapide avec la moto.”

Vous apprenez à connaître la Desmosedici

“Je pense que cela requiert un processus long et important, parce qu’il faut savoir que cette moto est complètement différente. Elle est totalement opposée à celle que j’ai utilisée pendant neuf ans et je suis un pilote qui avance pas à pas pour connaître toutes les limites de la Ducati. Quand je comprends ces limites, j’en reste là.”

Êtes-vous optimiste ?

“Il y a toujours une évolution lente, mais c’est mieux. Nous faisons de petits pas en avant. A Austin, j’ai déjà été la première Ducati lors des essais, et dans une course, je me suis battu avec Dovizioso, qui pilote cette moto depuis cinq ans.”

Depuis 2008, c’est la deuxième fois que vous ne montez pas sur le podium lors des trois premières courses. C’est difficile ?

“Nous savions déjà qu’il s’agissait d’un défi très difficile. Si j’avais voulu être confortable, je serais resté chez Yamaha. C’était une moto qui me permettait, au minimum, de lutter pour des championnats du Monde ou de les obtenir. Quand vous arrivez sur le point d’avoir 30 ans, vous sentez que vous avez besoin d’un défi réellement spécial et difficile.”

L’histoire constate qu’il est complexe le faire…

“Il faut rappeler que seul Casey Stoner a réussi à gagner le Mondial avec la Ducati. Et, de plus, cette année, il avait quelques avantages qui n’existent plus depuis longtemps, comme les pneus Bridgestone qui étaient différents de ce qu’avaient les autres compétiteurs, les 20 ou 30 chevaux de plus… Ce sont des avantages qui n’existent plus maintenant, et à cause de cela il est beaucoup plus compliqué de réussir à lutter contre les géants japonais.”

L’usine devrait-elle favoriser d’autres aspects, en plus du moteur ?

“Je suis pilote et m’occupe à tirer le rendement maximal de ce que j’ai. Évidemment je parle beaucoup à Gigi Dall’Igna et au reste des ingénieurs et je propose mes idées, ce que je pense que l’on pourrait faire … mais je ne suis pas ingénieur. Je ne sais pas où ils doivent penser davantage, mais il est vrai que vous devez toujours être très attentifs à la façon dont travaillent les autres usines pour apprendre d’elles tout en maintenant notre point fort, qui est le moteur.”

Bestial…

“Nous avons une grande puissance et une grande vitesse de pointe. Ceci dit, nous devons continuer à apprendre de tout le monde pour essayer de tirer le meilleur parti de chacun.”

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