Après deux saisons compliquées en Moto3, et notamment la dernière, Fabio Quartararo est prêt à écrire un nouveau chapitre de sa carrière en intégrant le Moto2. Une montée en puissance qu’il conjuguera avec le team Pons et une Kalex. Une écurie expérimentée et une bonne moto que le Français a eu l’occasion de tester avant la trêve hivernale. Une expérience plus que positive expliquée sur MotoGP.com.

Que l’on se rassure, la rencontre entre le Moto2 et Fabio Quartararo s’est bien passée. Et même plus que ça si l’on en juge par les propos du tricolore au terme de cette première expérience : « j’ai roulé deux jours à Jerez et un peu plus d’une journée à Valence. Les premiers tests se sont très bien passés et je pense que ce furent les meilleurs jours de ma vie, surtout à Jerez ».

Des mots forts, mais il faut dire qu’en Moto3, Fabio commençait à se sentir à l’étroit. Au sens propre ! « En Moto3, le poids est très important, en Moto2, il l’est un peu moins. Je n’ai donc pas besoin de suivre un régime particulier ».

La règle des 217kg minimum pilote/machine est donc à son avantage. « Ma morphologie est plus adaptée à une Moto2 en comparaison avec une Moto3 où j’avais parfois du mal à me cacher derrière la bulle. Il y a près de 5kg entre Navarro et moi et 5kg, ce n’est pas rien sur une Moto3. Il y a un très grand pas entre le Moto3 et le Moto2 et les sensations sont géniales : la vitesse et le poids m’ont impressionné. La progression que j’ai entretenue entre mes premiers tours de roue et les derniers a été impressionnante ».

Le physique étant acquis, il reste à former son style sur la piste : « il faudra principalement que je roule le plus possible pour m’adapter à une moto assez lourde et puissante. Il faudra aussi que je m’adapte aux pneus. J’ai un planning d’entraînement avec une 600cc en plus de m’entraîner en Supermoto ou en Dirt-Track. Je pense que ce sont les points les plus importants pour moi ».

Il y aura aussi l’encadrement à exploiter : « il faudra que je travaille avec mon chef mécanicien. Il a beaucoup d’expérience avec de nombreux pilotes différents comme Rins, un pilote très coulé, Pol Espargaró, un pilote très agressif, ou encore Viñales qui se place entre les deux styles. Son expérience au sein de l’équipe est incroyable ».

Avec tout ça, il faut bien se fixer des objectifs. Fabio les décline, mais avec une certaine prudence qui montre une expérience consommée de la compétition : « être le meilleur rookie de l’année serait déjà une très bonne chose pour cette première saison. C’est une nouvelle catégorie. Ce n’est peut-être pas le plus grand pas à franchir, mais cela reste l’un des plus grands. Il faut se fixer des objectifs clairs et garder les pieds sur terre. Je suis assez serein et je reste simple. Il faut que j’essaie de progresser course après course, entraînement après entraînement. Je ne veux pas me fixer des objectifs au-delà de mes valeurs ».