A l’arrivée du Grand Prix d’Espagne, c’est un Maverick Viñales fort mécontent de sa prestation qui a rejoint le box Yamaha. Sixième sous le drapeau à damiers, il s’en était tout de même mieux sorti que son équipier, affublé de la même M1 montée avec les mêmes pneus dur et medium. Il venait aussi de recoller au championnat à deux points du leader qui n’est autre que Valentino Rossi. Mais l’Espagnol n’est pas là pour se contenter des accessits. D’autant plus qu’il a la certitude que quelque chose n’allait pas avec son pneu avant.

Des doutes qui ont été confortés après les tests d’après Grand Prix en Andalousie. Des essais conclus à la première place, ce qui est fort différent de ce qui s’est passé 24h00 auparavant, même si comparaison n’est pas raison. Maverick donne sa version : « j’ai fait une simulation de course avec le réservoir plein durant une douzaine de tours avec les mêmes réglages et les mêmes pneus que lors de la course. C’était complètement différent. Le dimanche, je tournais en 1’41.9 et le lendemain je fais 1’40.8. C’est pratiquement une seconde de mieux. A ce rythme, on aurait pu jouer le podium et même se battre avec Dani Pedrosa et Marc Márquez ».

« Maintenant, il faut aller de l’avant. On a essayé des choses. Certaines étaient positives, d’autres négatives. Pour Le Mans, on a déjà une bonne base de réglages et on essaiera de progresser ». Sur ce pneu avant de Jerez, le représentant Michelin Piero Taramasso a précisé sur GPOne : « après la course, on fait un examen visuel du pneu de Maverick et nous n’avons noté aucune anomalie flagrante. Nous l’avons envoyé au laboratoire à Clermont-Ferrand pour des analyses plus poussées ».

Sinon, au sujet de la carcasse plus rigide dite version 2016, Viñales vote pour : « si on a ce pneu, je n’aurai aucun souci. Même avec le pneu actuel j’ai fait plusieurs tours avec de bons chronos. J’ai apprécié le pneu que j’avais en Argentine. Mais si on a l’autre pneu, ça m’ira aussi. Il n’y pas de problème pour moi ». Pendant ce temps, de l’autre côté du box Yamaha, il y en a beaucoup