Pour la deuxième partie de notre entretien avec les pilotes du Yart-Yamaha, nous avons échangé avec le nouveau pilote de l’équipe pour la saison 2026 du Championnat du Monde d’Endurance moto (FIM EWC), Leandro Mercado. Ce dernier aborde ses premières 24h Motos avec l’usine d’Iwata, et ses équipiers Karel Hanika et Marvin Fritz. Affichant, comme eux la ferme intention de rester parmi les hommes à battre en amont du départ de la 49e édition de l’événement, le pilote Argentin évoque les enjeux de sa campagne avec PaddockGP.
Bonjour Leandro, c’est une nouvelle aventure qui débute pour toi cette année. Peux-tu nous parler de tes premiers pas avec le Yart cet hiver ?
Bien sûr, le premier jour, quand j’ai rencontré toute l’équipe. Depuis le premier jour, j’ai tout de suite senti que la relation était bonne avec mes nouveaux coéquipiers. Dès mon arrivée, j’ai été très bien accueilli, et pour un pilote, c’est important parce que ça permet de se sentir bien et détendu. C’est essentiel, surtout quand on rejoint une équipe championne du monde en titre.
Leandro Mercado, Yart-Yamaha © FIM EWC
L’intégration a été facile avec tes nouveaux coéquipiers ?
Je me sens à l’aise ici, et c’est très important. Ils m’ont beaucoup soutenu pendant les tests hivernaux, ils m’ont laissé faire beaucoup de tours sur la moto pour que je puisse m’adapter. Je me sens vraiment bien dans cette équipe.
Quel bilan peux-tu tirer de tes premiers tours de roues
avec la machine, et des premiers essais réalisés au Mans
?
Ils se sont bien passés. On a testé beaucoup de choses, et c’était
bien pour m’améliorer, et pour me retirer certains doutes. Les
sensations générales sont bonnes. Il y a encore des choses, de
petites choses à travailler, surtout car le niveau de nos
adversaires est très élevé. Donc je dois vraiment travailler sur
chaque aspect du pilotage. Mais le sentiment général était très
bon, et à chaque sortie en piste, je me sens de mieux en mieux sur
la moto, et je pense que nous avons un bon rythme. Nous sommes
réguliers, et c’est important.
Quels sont les points que tu dois encore améliorer sur la
moto ?
Pour moi, il y a encore beaucoup de choses que je suis en train
d’apprendre, parce que c’est ma première saison avec Yamaha, et en
plus avec ces pneus, donc c’est très différent de ce à quoi j’étais
habitué. Toutefois, depuis le début, les sensations ont toujours
été très bonnes avec la moto, et mon adaptation a été assez rapide.
Mais j’apprends encore au fil des tours, parce que ce sont des
choses nouvelles, les conditions changent, et le comportement de la
moto aussi, surtout avec les pneus. Ici au Mans, ce qui m’a demandé
un peu plus de travail, c’est justement le comportement des pneus,
mais lors des essais du mardi, je me suis senti beaucoup mieux,
plus à l’aise et plus confiant.
Est-ce que rouler avec le numéro 1 sur la Yart-Yamaha est
une pression ou une motivation ?
Oui, d’un côté, je ressens le poids de la responsabilité de porter
le numéro 1 sur la moto championne du monde. Mais d’un autre côté,
c’est surtout une grande motivation, parce que l’objectif est
évidemment de le défendre et de le conserver l’an prochain. Donc,
il y a un peu des deux.
Photos : Christian Bourget






























