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Superbike

Nicolò Bulega les a balayés à nouveau tous les uns après les autres. La veille, il affirmait que le Balaton Park n’était pas son circuit, mais sans Toprak Razgatlıoğlu au milieu en Superbike, même la Hongrie est devenue son terrain de jeu. Les autres sont à une distance sidérale, même son coéquipier‑rival Iker Lecuona disparaissant au plus beau moment. À l’intérieur, Bulega pratique quasiment un autre sport.

De Paolo Gozzi / Corsedimoto.com

Le vendredi, il avait relancé un peu l’attente : son équipier espagnol avait été légèrement plus rapide lors des essais, flirtant avec le temps du dominateur. Mais la seconde journée a pris tout de suite une autre tournure : Lecuona a perdu pied en superpole, se retrouvant en cinquième position et écoper d’une pénalité de trois places supplémentaires pour avoir ralenti d’autres pilotes. Battre Bulega aurait déjà été extrêmement difficile en partant à côté de lui ; à partir de la troisième ligne, c’était purement impossible. Quand Lecuona a trouvé un passage dans le groupe, son adversaire, déjà parti comme une fusée, disposait déjà d’un avantage de 4,5 secondes. La course était terminée dès la première courbe. En deuxième partie de course, Lecuona est allé vite, mais son septième deuxième rang de rang consécutif est le maximum qu’il ait pu faire.

Trouvez‑lui une MotoGP

Installer Bulega sur une MotoGP 2027 est impératif, si l’on ne veut pas risquer de voir la Superbike perdre totalement de son intérêt. L’an dernier, le duel direct avec Toprak offrait un spectacle captivant, mais désormais, sans adversaires à sa hauteur, le piquant a disparu. Bulega a amélioré le record de vitesse de 2025 établi par le Turc d’environ 9 secondes. Le classement du championnat des courses est la synthèse fondamentale, mais ici, plus personne n’y prête attention : on n’est même pas au quart du parcours, et son avance est gigantesque : +74 points sur Lecuona, tous les autres déjà largement distancés.

Consolation BMW

La corvette allemande, ici, avec Razgatlıoğlu avait fait le plein de victoires ; cette fois, la BMW doit se contenter du troisième podium de Miguel Oliveira, qui a bouclé les 21 tours à plus de douze secondes du vainqueur. Chez BMW, on affiche des sourires, mais l’« après Toprak » est jusqu’à présent nettement plus discret. Avec l’autre M1000RR, Danilo Petrucci, parti au milieu du peloton avec le poignet gauche douloureux, a terminé à la marge de la zone points (onzième). Tout le reste qui a été vu n’est constitué que d’éclairs sporadiques, comme le départ enlevé d’Alberto Surra. Le dernier classé, sur la Ducati Motocorsa, a fait deux tours dans le sillage de Bulega, puis a fait marche arrière jusqu’à la huitième place. Lorenzo Baldassarri est tombé : pilote OK, Ducati presque démolie.

Dimanche brûlant

Le quatrième rendez‑vous Superbike en Hongrie n’attire pas encore des foules immenses, le public dans les tribunes du Balaton Park reste clairsemé. Un regret, car le spectacle est là, et le dimanche 3 mai sera double : la Superpole Race s’élancera à 11h, avec la même grille de départ que la Course 1 et 10 tours à parcourir. À 15h30, la Course 2, dont les trois premières lignes seront déterminées par l’ordre d’arrivée de la course sprint, se disputera en 21 tours.

WSBK Superbike Balaton Park (Hongrie) – Le classement de la Course 1 :

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Paolo Gozzi
Classement : WorldSBK.com