Le réveil est brutal pour Mercedes. À Miami, George Russell a découvert une hiérarchie bouleversée après les qualifications sprint, où McLaren et Ferrari ont soudainement pris l’ascendant. Une surprise de taille dans un début de saison jusque-là maîtrisé par l’écurie allemande.

Russell : un changement de rapport de force inattendu
Sur le papier, l’écart devait se resserrer. Mais pas à ce point. Lorsque Lando Norris s’est emparé de la pole du sprint, mettant fin à la domination de Mercedes, le signal a été clair : quelque chose a changé.
Avec Oscar Piastri également bien placé et Ferrari dans le coup, la concurrence a franchi un cap.
« C’est vraiment impressionnant », a reconnu Russell, visiblement surpris par la rapidité de progression de ses rivaux.
Dominé en interne, un signal qui interpelle
Comme si cela ne suffisait pas, Russell doit aussi composer avec une comparaison directe peu flatteuse. Son coéquipier Kimi Antonelli a brillé en décrochant la deuxième place en qualifications sprint, là où le Britannique s’est contenté du sixième rang.
Un écart significatif qui met en lumière les difficultés de Russell sur ce tracé, mais aussi la capacité d’Antonelli à tirer davantage de la Mercedes dans ces conditions. Dans une équipe habituée à jouer la pole, ce contraste ne passe pas inaperçu.
Une Mercedes en difficulté dans la chaleur
De son côté, le pilote britannique n’a jamais trouvé le bon rythme. Qualifié seulement sixième, George Russell a surtout souffert sur un circuit qu’il n’affectionne guère, accentué par les conditions étouffantes de Miami.
Le problème principal ? La gestion des pneus. Dans le secteur sinueux, ses gommes surchauffaient rapidement, rendant la voiture difficile à exploiter.
« J’avais du mal à trouver l’équilibre », a-t-il admis, lucide sur ses propres limites du jour.
Même si Kimi Antonelli a sauvé les apparences avec une deuxième place, cela n’a pas suffi à masquer le recul global de Mercedes face à ses concurrents.
Une hiérarchie relancée, un week-end ouvert
Miami pourrait bien marquer un tournant dans la saison. McLaren et Ferrari ne sont plus simplement à l’affût : elles imposent désormais leur rythme.
Pour Russell, la frustration est réelle, mais l’espoir demeure. Le format sprint laisse peu de marge, mais les opportunités existent encore.
« L’objectif est de bien partir et de voir ce que l’on peut faire », a-t-il résumé.
Mercedes est prévenue : la domination n’est plus acquise. Et la réponse est attendue dès maintenant.
































