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Fabio Quartararo

Le Français Fabio Quartararo ne prend plus de gants depuis des mois. Sa lecture est frontale, répétée, presque brutale : la Yamaha n’est pas une moto capable de gagner. Point. Dans un paddock où tout est calibré, où chaque mot est pesé, ce genre de sortie laisse des traces. Le malaise est désormais public. Et il grandit. Chez Yamaha, le problème n’est plus seulement la moto. C’est devenu une question de parole.

Fabio Quartararo ne filtre plus. Depuis le début de saison, il répète la même chose, sans détour : la Yamaha n’est pas au niveau. Pas pour gagner. Pas pour jouer le titre. Et à force de le dire, ça finit par créer un malaise bien plus profond que les résultats. Ce n’est pas une sortie à chaud. C’est une accumulation. Une fatigue aussi.

Le Français ne cache plus son agacement, ni même une forme de perte de plaisir. Et dans un environnement aussi verrouillé que le MotoGP, ça détonne.

En face, Yamaha tente de contenir. Massimo Meregalli défend le travail de l’équipe, insiste sur les efforts, refuse l’idée d’un relâchement. Mais le contraste est évident : d’un côté, Yamaha paie des millions un pilote qui, psychologiquement, a déjà tourné le dos au projet. De l’autre, la structure protège tant bien que mal son image.

« Si j’étais au service de presse de Yamaha, je dirais à Fabio Quartararo : « Ça suffit. Il faut t’empêcher de parler aux médias »

Et puis il y a cette phrase, lâchée sur motorcyclesports sans précaution par Neil Hodgson, qui résume à elle seule le climat actuel : « Si j’étais au service de presse de Yamaha, je dirais : « Ça suffit, Fabio. Il faut t’empêcher de parler aux médias, car tes propos sont vraiment négatifs. » C’est la réalité. »

L’ancien champion WSBK jette ainsi de l’huile sur le feu en suggérant que Yamaha devrait purement et simplement interdire à Fabio de s’exprimer dans les médias. Pour Hodgson, l’attitude du Français est devenue toxique pour l’équipe, surtout sachant qu’il a déjà signé ailleurs pour 2027.

Fabio Quartararo ne critique pas pour exister. Il pousse. Il insiste. Il veut que ça change. C’est même devenu sa façon de travailler : mettre la pression en public quand ça ne bouge pas assez en interne.

Le problème, c’est que ça déborde. Et surtout, il n’est plus le seul à le dire. Dans le paddock, les doutes sur Yamaha sont partagés. Quand les adversaires commencent à faire le même constat, ce n’est plus un coup de sang. C’est un signal.

2026 sera une année de transition douloureuse, une sorte de long adieu. Yamaha doit stabiliser son V4 pour préparer l’arrivée de Martin en 2027, tandis que Quartararo semble n’attendre qu’une chose : que le drapeau à damier de la dernière course tombe enfin pour qu’il puisse enfiler ses nouvelles couleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

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