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Le Grand Prix F1 de Monaco restera autant dans les mémoires pour ses accidents que pour l’incroyable pluie de pénalités distribuées tout au long de la journée. Sur un circuit où chaque détail compte, les commissaires ont multiplié les interventions, modifiant à plusieurs reprises la hiérarchie finale.

F1 : il a plu des sanctions à Monaco

Cinq pilotes sanctionnés pour seulement 0,1 km/h de trop, un podium envolé pour Gasly, Cadillac privée de son premier exploit et plusieurs équipes furieuses : rarement les commissaires auront autant pesé sur l’issue d’un Grand Prix.

Le cas le plus controversé concerne sans doute Pierre Gasly. Le Français semblait tenir un résultat exceptionnel avant d’être rattrapé par deux infractions dans la voie des stands. Flashé à seulement quelques dixièmes au-dessus de la limite autorisée, il a écopé de deux pénalités de cinq secondes.

« Nous examinons toutes les options disponibles », aurait indiqué Alpine après l’arrivée en déposant officiellement une demande de réexamen auprès de la FIA.

Conséquence immédiate : Gasly a perdu un podium qui semblait lui tendre les bras pour reculer jusqu’à la septième place.

Chez Mercedes F1, la frustration était également immense. George Russell a vu sa course compromise par une erreur lors de son arrêt sous voiture de sécurité. Alors qu’il devait purger une pénalité de cinq secondes, ses mécaniciens ont commencé l’intervention trop tôt, entraînant automatiquement une sanction supplémentaire.

Le Britannique n’a pas caché son agacement à la radio :

« C’est incroyable… comment avons-nous pu laisser cela arriver ? »

Autre dossier très commenté, celui de Sergio Perez. Le Mexicain croyait avoir offert le premier point de son histoire à Cadillac en F1. Mais après l’arrivée, une nouvelle pénalité de dix secondes est tombée pour une mauvaise position sur la grille lors du deuxième départ.

Cette décision a anéanti la performance de Cadillac et repoussé Perez hors des points.

Du côté de Nico Hulkenberg, un contact avec la F1 de Carlos Sainz lors de la relance a également coûté très cher. Initialement dans le top 10, l’Allemand a reçu dix secondes de pénalité et a vu s’envoler les premiers points tant attendus par Audi.

Même Lance Stroll n’a pas échappé aux sanctions avant son accident spectaculaire. Le Canadien avait déjà accumulé plusieurs avertissements pour dépassement répété des limites de la piste.

Pendant que les sanctions pleuvaient, Kimi Antonelli est resté imperturbable. Le jeune Italien a évité tous les pièges d’une course devenue un véritable champ de mines réglementaire pour décrocher une cinquième victoire consécutive et renforcer son avance au championnat.

L’ancien pilote commissaire Derek Warwick a d’ailleurs défendu la fermeté des officiels :

« Les règles sont les mêmes pour tout le monde. Même un dixième au-dessus de la limite reste une infraction. »

Entre pénalités, accidents, voiture de sécurité et drapeau rouge, Monaco 2026 pourrait bien entrer dans l’histoire comme l’un des Grands Prix les plus chaotiques de l’ère moderne. Plus que jamais, ce ne sont pas seulement les pilotes qui ont façonné le résultat final : les commissaires ont eux aussi joué un rôle déterminant dans l’issue de la course.

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