Après avoir décroché son deuxième meilleur résultat de la saison à Misano le week-end précédent, Toprak Razgatlioglu était arrivé au Grand Prix d’Autriche avec l’espoir de pouvoir poursuivre sur sa lancée. Si les essais et qualifications ont été tout aussi compliqués que lors de chaque GP, il pouvait tenter de compenser lors des deux courses, mais il n’en a rien été.
La faute à une Yamaha particulièrement capricieuse à piloter sur le Red Bull Ring, avec l’allocation pneumatique à disposition. Si lors de la course sprint, Fabio Quartararo avait réussi à faire un peu mieux que ses coéquipiers, cette fois les quatre pilotes ont terminé parmi les cinq dernières places du classement, seulement séparés par Franco Morbidelli.
Le plus difficile a néanmoins été pour les deux représentants Pramac, qui ont patiné tout au long des 28 tours et ont fini extrêmement loin. Le Turc a pour sa part terminé à 46 secondes du leader et à 16 secondes de Quartararo. La situation a été encore pire pour Jack Miller. Toprak Razgatlioglu a reconnu avoir vécu un enfer et songé à abandonner.

« Je suis vraiment choqué, parce que dès les cinq premiers tours, je ne sentais déjà aucune adhérence. J’avais l’impression de patiner. J’étais furieux sur la moto, car je me demandais : ‘C’est un pneu neuf, mais comment est-ce possible qu’il n’y ait aucune adhérence dès le départ ?' », a-t-il expliqué.
« J’ai vu que Fabio roulait très bien, mais à la fin, les pneus ont perdu de l’adhérence. On s’y attend, certes, mais pas forcément au début. Hier, j’avais bien roulé… D’accord, lors de ma lutte avec Pol [Espargaró], j’avais perdu le groupe, mais au final, j’avais bien géré la situation. Aujourd’hui, j’ai eu plus de mal : si la moto n’a aucune adhérence, on n’a pas d’accélération. Lors des six derniers tours, je me demandais comment j’allais pouvoir terminer la course, parce que je ne faisais que patiner en ligne droite. »
« C’était la deuxième pire course de ma vie », a-t-il lancé. « La première a aussi eu lieu cette année. C’était en Thaïlande. J’ai ressenti la même chose ici, un manque total d’adhérence. C’est le même type de pneu, donc c’est très étrange. Je ne m’attendais pas à ça. J’ai même pensé à rentrer au box car le rythme était catastrophique mais je respecte suffisamment Yamaha pour continuer à rouler. J’ai juste essayé de terminer la course, mais je n’y ai pris aucun plaisir. Je pense que toutes les Yamaha étaient dans le même cas. »
Résultats du Grand Prix d’Autriche :

Crédit classement : MotoGP.com








