En s’imposant avec autorité à Sepang devant Veda Pratama et Álvaro Carpe, Máximo Quiles porte son compteur à 11 succès cette saison. Il égale ainsi la marque établie par Valentino Rossi en 125cc lors de la saison 1997, devenant le deuxième pilote le plus victorieux sur une seule campagne dans la catégorie, derrière David Alonso.
Avec seize podiums, l’Espagnol devient en outre le premier pilote de l’histoire de la catégorie à atteindre un tel total en une seule année, tout en grimpant au deuxième rang des pilotes ayant inscrit le plus de points sur une saison (376), seulement devancé par David Alonso (421).
Máximo Quiles, toujours plus de victoires
Après les célébrations de son titre à Lombok, Máximo Quiles avait déjà un autre défi en ligne de mire : le record absolu de 14 victoires en une saison de Moto3, détenu jusqu’alors par David Alonso depuis sa saison 2024 avec Aspar. Mathématiquement atteignable avant la fin de l’exercice 2026, l’annulation du GP d’Australie a douché les espoirs du champion de battre cette référence.
« J’étais en colère, a-t-il avoué à la presse en Malaisie. C’est vrai qu’en Australie, j’étais plutôt en colère. Je suis un vainqueur, je veux toujours gagner. J’aurais peut-être pu gagner, peut-être pas, mais j’allais me battre, c’est vrai. Et ne pas courir, c’était comme une opportunité de gagner en moins. Alors j’étais en colère, mais c’est comme ça. Si ça arrive, c’est pour une bonne raison. »
Quiles peut toutefois encore égaler les 14 victoires de son prédécesseur chez Aspar, à condition de signer un grand chelem sur les manches restantes.
Le champion triomphe face à l’adversité
Cette onzième victoire a été acquise au terme d’un effort éreintant sous des conditions dantesques, 46°C au sol et 34°C dans l’air moite de la Malaisie, alors même que Quiles luttait contre la maladie tout au long du week-end.
« Difficile, difficile. Vraiment chaud. Vraiment chaud, donc ouais. C’était difficile à gérer, seul avec toute cette chaleur. J’étais aussi malade tout le week-end, avec le nez bouché et beaucoup de mal à la gorge. C’était difficile, mais je savais que si je donnais tout, je pourrais me battre pour la victoire, et on l’a fait, donc je suis vraiment heureux. »
Bien élancé depuis la pole position, l’Espagnol parti en pneus durs a d’abord été bousculé par ses rivaux David Almansa, Alvaro Carpe et Hakim Danish, avant de reprendre l’avantage quelques boucles plus tard, profitant notamment de sa bonne gestion des gommes pour s’isoler en tête.
« Les vendredis et samedis, je travaille pour ça, pour la course principale, pour essayer d’arriver [à m’échapper]. C’était difficile. Ils sont toujours très rapides, très forts. Je ne savais pas si c’était possible, mais j’allais essayer. Je savais que lorsque le pneu usé allait s’effondrer, j’allais en avoir un peu plus sous la pédale, alors j’ai commencé à attaquer. J’ai vu [David] Almansa connaître quelques moments chauds et je me suis dit : ‘OK, c’est mon tour.’ J’ai été explosif dans les premiers tours et j’ai pu creuser [un écart], puis j’ai pu maintenir. »
Máximo Quiles a finalement franchi la ligne d’arrivée en solitaire, profitant des explications musclées entre ses poursuivants pour creuser un gouffre de 3,734 secondes sur Veda Pratama, deuxième.
À trois manches de la fin de sa campagne en Moto3 et à l’aube de son accession au Moto2, le protégé des frères Márquez aborde la fin de saison avec une rigueur intacte.
« Je reste concentré jusqu’à Valence. Je veux que ça reste pareil. Il ne faut pas brûler les étapes. […] Continuons à profiter du Moto3. Et nous aurons toute la pré-saison pour être aussi prêts que possible. »
S’il lui restera à apprivoiser la catégorie intermédiaire l’an prochain, Máximo Quiles a d’ores et déjà rappelé dans la fournaise de Sepang qu’il possédait une résilience exemplaire.







