pub

On vous l’a annoncé, notre atypique champion français Johann Zarco a maintenant son propre film !

Le documentaire réalisé par Bernard Fau est aujourd’hui finalisé, et ceux qui ont contribué à le financer ont déjà reçu le DVD et le Blu-ray dans leur boîte aux lettres, en attendant une diffusion en salle quand la crise sanitaire le permettra.

Bien sûr, Johann Zarco a participé activement à la réalisation de ce film qui s’est étalée sur plus de trois ans, en se confiant lors de nombreux entretiens intimes avec l’ancien pilote de vitesse devenu cinéaste.

Lors d’un des débriefings du Grand Prix d’Aragón, nous avons pu demander au pilote Avintia Ducati ce qu’il pensait du résultat, après que ce dernier ait vu la version finalisée juste après le Grand Prix de France. Voici ses propos.


Johann Zarco : « C’est émouvant, même quand moi que je regarde ! On y a passé du temps et je suis content qu’il ait pris forme et qu’il soit sorti. J’ai eu des échos d’autres personnes et ils adorent aussi car ils apprennent des choses qu’ils ne savaient pas. Et je suis content que Bernard ait eu ce privilège d’avoir ces choses, ce qui a donné de la qualité à ce film. Après, « technique Bernard », il y a toujours un moment un peu long dans le film si tu n’es pas « Zarco à 100 % ». Mais ça permet d’avoir une vision de la moto expliquée différemment que simplement « je freine tard, j’accélère tôt » comme est souvent très vite résumée la compétition moto. Là, avec ma vision et les questions de Bernard, ça permet d’expliquer autrement, donc même si tu n’es pas fan de Zarco ou fan de moto, ça peut être un film long mais qui suscite de l’intérêt, et j’aime bien la vision qu’on y donne. »

« Pendant le Grand Prix de France, il sort au bon moment, car on termine sur l’image Ducati, et cette image Ducati continuera l’année prochaine. C’est donc un film qui reste d’actualité pendant au moins un an, et j’espère que cela pourra l’aider à vendre un maximum de DVD. On s’est vu Bernard dimanche soir, et je suis vraiment content qu’on l’ait fait et qu’on l’ait continué jusqu’au bout, parce que Bernard ne fait pas ça pour gagner de l’argent. Même si on pouvait le penser au départ, du style  » Zarco ça marche, donc ça va marcher « , non, ça ne se passe pas comme ça. Ça rejoint aussi la manière dont il a fait les courses de motos : il a couru en moto sans argent, et là il a fait un film sans argent ! Et à la fin, il sort quelque chose, et ça je trouve que c’est beau. Ça peut plaire et par rapport à son autre expérience de film (sur la même thématique), Continental Circus, là il y a surtout plus d’actualités et tu n’as pas l’impression que ce n’est que de la nostalgie qui répète un vieux monde qui, oui a existé, mais qui n’est plus là ou du moins qui ne fonctionne pas pareil. Continental Circus ne touchait que les passionnés qui avaient quasiment vécu cette période où qui avaient entendu parler de cette période. Ça les intéressait. Là, on est sur beaucoup de sujets d’actualité, et même des analyses « psy », et c’est intéressant. Ma sœur aime bien le film et c’est logique puisqu’elle est dedans (rires). Mais je lui ai dit « maintenant, tu pourrais regarder ou Le Continental Circus, ou Le Cheval de Fer, parce que tu as été sensibilisée. »

En fait, c’est plus un film sur l’homme que sur la moto…

« Oui. Mais c’est grâce à la durée du tournage que c’est devenu comme ça, parce que au départ, c’était sur le pilote qui performe en Moto2 et qui crée la surprise en MotoGP. Fin 2017, on fait le film. Donc cela aurait dû être un sujet d’actualité, mais grâce aux différents problèmes, ça a vraiment fait l’histoire de l’homme, ce qui peut permettre de toucher plus de monde. »

Est-ce qu’au moment où tu as rencontré des problèmes l’année dernière, participer à ce film t’a-t-il aidé ?

« Non. Aidé, non, parce que c’était vraiment un sujet à part. Il y a eu des interviews dans les moments compliqués, et ça permet parfois de faire le point. Ça me faisait presque comme une séance de psy, à discuter et à échanger, mais je ne pense pas que cela puisse m’aider. Par contre, revoir des extraits ou passer chez lui pour voir le film là où il en était en décembre dernier, et de voir aussi le témoignage des personnes de ce monde-là qui se livrent en décrivant la façon dont ils me voyaient et dont ils voyaient la situation, ça oui, ça m’a fait plaisir, parce qu’ils ne vont pas me le dire en direct. Mais dès que ça a été dans le film, moi ça m’a permis de sentir du soutien de pas mal de monde. Mais comme on dit, « heureusement qu’on y est arrivé » sinon on serait passé pour des fous. »

Le film « Johann Zarco, l’audace d’un champion » est disponible ici.

Tous les articles sur les Pilotes : Johann Zarco