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Franco Morbidelli

Franco Morbidelli est le vice-champion du monde de la saison passée qui a connu une année 2021 dont l’essentiel c’est plus joué dans les coulisses que sur la piste. Heureusement pour lui d’ailleurs car entre une Yamaha datant de 2019 au sein de l’équipe satellite aux sources à présent taries et une blessure au genou qu’il a fallu opérer, la situation de l’italo-brésilien comportait des inquiétudes que le départ de Maverick Viñales a levé. Une redistribution des cartes dans le clan Yamaha qui l’a remis dans un jeu où son tour arrivait toujours jusque-là de manière inopportunément décalée. Il a maintenant tout ce qu’il faut et au bon endroit pour se révéler. Il a même l’équipier pour, puisque c’est le Champion du Monde…       

Le principe est connu de tous : le principal adversaire dans un box réunissant deux pilotes, c’est l’équipier. Fabio Quartararo a beau être une bonne personne, affable, à la correction au-dessus de tout soupçon et au discours consensuel, il n’échappera pas à la règle. Chez les concurrents, Marc Marquez et Pecco Bagnaia lui ont déjà donné rendez-vous pour une revanche en 2022. Mais à côté de lui, dans l’ombre, Franco Morbidelli, l’autre pilote officiel Yamaha, fourbit ses armes en même temps qu’il solidifie son genou opéré et encore convalescent.

D’abord, le Champion du Monde Moto2 version 2017 est ravi que la fortune lui ait enfin souri pour entrer dans le team usine Yamaha. Sur la Gazzetta dello Sport, il reconnait avoir suivi de près la crise entre le constructeur d’Iwata et Maverick Viñales : « plus je voyais l’histoire entre Yamaha et Viñales s’éteindre, plus je voyais la mienne s’éclairer. J’étais un peu désolé pour l’image de notre sport, mais j’espérais sincèrement qu’une porte s’ouvrirait pour moi ». Et elle s’est ouverte, ce qui lui a permis de réaliser un rêve : « j’aime particulièrement la nature de cette moto. Elle ne devient forte que si vous le roulez extrêmement fort. Je voulais les mêmes couleurs que Valentino portait pendant tant d’années et finalement cette année j’ai réalisé ce rêve ».

Oui mais il arrive aussi dans une structure où Fabio Quartararo y a mis sa patte. Le Français, après une saison ébouriffante, a épuisé Viñales et a conquis les âmes et les cœurs à Iwata. Ce n’est plus l’équipier de l’époque pourtant récente de Petronas. D’autant moins qu’il est aujourd’hui Champion du Monde. Il faudra à Morbidelli sortir de l’ombre jetée sur la seconde partie du box Yamaha par l’éclat du tricolore.

Franco Morbidelli

Franco Morbidelli sur Quartararo : « nous ne sommes pas les meilleurs amis mais pas non plus les pires ennemis »

D’ailleurs, l’affable Morbidelli ne s’y trompe pas. En toute franchise, il annonce la couleur : « la célébration de son titre ? Je suis très heureux pour lui et pour l’équipe, mais quand un coéquipier remporte le titre, vous ne l’appréciez jamais, c’est quelque chose que vous pouvez vivre avec plus ou moins de transport, mais en profiter est une autre chose ».

Il ajoute même : « on n’est pas amis, mais il y a beaucoup de respect entre nous, et puis on voit que c’est vraiment un mec super ». Et l’année prochaine ? « Ce sera un combat magnifique avec Quartararo, Bagnaia, Marquez, qui est de retour, et j’espère être là aussi. Je suis content pour lui et l’équipe, mais je reste concentré sur moi en espérant le déranger un jour ».

« Connaissant Fabio, je pense que nous pourrons avancer de la manière la plus sereine possible. Reste à savoir si nous serons des adversaires directs. Je n’obtiens pas encore les meilleurs résultats. Nous ne sommes pas les meilleurs amis mais pas non plus les pires ennemis » termine-t-il.

Franco Morbidelli, Fabio Quartararo, Press-Conference, Gran Premio Octo di San Marino e della Riviera di Rimini

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