Cela faisait pas moins de dix-huit courses que Maverick Viñales n’était pas tombé de sa moto. Sa dernière chute remonte au Grand Prix d’Argentine, l’an passé. Depuis il est passé de Suzuki à une Yamaha qu’il mène de main de maître. Dominateur lors de l’intersaison, vainqueur des deux premiers Grands Prix, le troisième de la saison à Austin était prêt à tomber aussi dans son escarcelle. Mais sa prestation au Texas n’a duré que deux tours avant la chute. Qui l’a fait tomber de haut.

Un accident que Maverick Viñales ne s’explique pas. A l’écouter, on dirait un écho des propos de Marc Márquez après son abandon pour les mêmes raisons et à peu près au même stade de la course lors du Grand Prix d’Argentine. Soit le reflet d’une totale incompréhension et un pneu Michelin avant clairement pointé du doigt : « je ne comprends pas. On a tout vérifié, toutes les données. Je suis passé à cet endroit comme toujours auparavant avec la même quantité d’essence dans le réservoir. Peut-être même un peu plus lentement. C’est un accident bizarre ».

Il poursuit : « tout ce que je peux dire c’est que le pneu avant n’était pas aussi bon que lors du matin. J’avais eu des alertes du côté gauche à l’entame du second tour. Je sentais bien l’arrière de la moto mais l’avant était différent. J’étais bien avec le medium avant et le warm-up avait validé notre stratégie de faire d’abord notre course avant d’attaquer en fin d’épreuve. Car je sais que ce pneu se montre performant à ce stade. C’est pour ça que je suis déçu ».

« Je n’ai jamais connu ce genre de chute durant ma carrière. C’est pour ça que je suis serein. Ce n’est pas de notre faute. C’est autre chose. Je sais que Michelin fait le maximum. Je ne peux rien dire sur eux car ils donnent toujours le meilleur d’eux-mêmes pour me donner les meilleurs pneus possibles ». Cependant, c’est bien Michelin qui est mis sur la sellette dans cet accident.

Un résultat blanc qui lui a fait perdre la tête du championnat, mais pas ses esprits : « mon approche restera la même. On avance course par course et on se donne à 100%. A Austin, Marc et moi avions un autre rythme que les autres. On savait que l’on se battrait l’un contre l’autre. Marc est encore loin derrière au championnat alors ça va ». Pourtant, c’est bien Valentino Rossi, son équipier, qui mène la danse avec six points d’avance.

 



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