La conférence de presse en prélude du Grand Prix des Amériques réunissait Marc Márquez, Andrea Dovizioso, Valentino Rossi, Alex Rins, Jack Miller et Joe Roberts.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les propos bruts de Andrea Dovizioso, sans la moindre interprétation journalistique.


Vous avez terminé 3e en Argentine derrière Valentino, et vous sembliez déçu. Vous arrivez ici à Austin, ce qui n’est pas nécessairement une piste favorable aux Ducati. Vous attendez-vous à un week-end similaire en Argentine où vous êtes battu pour la 2e place ?

Andrea Dovizioso : « je suis très satisfait du week-end en Argentine car notre vitesse était très bonne et nous ne nous attendions pas à cela. Je suis heureux car cela confirme que nous avons une bonne base, donc ce sera bien si c’est comme ça. Bien sûr, Marc a montré dans le passé qu’il était le roi de ce circuit, donc ce sera très difficile pour tout le monde de se battre avec lui. Mais quoi qu’il en soit, nous devons ramener le maximum de points et nous nous concentrons là-dessus, et nous savons que tout peut arriver durant le week-end. Nous devrons prendre en compte les pneus, les conditions, la météo. Je suis relax, nous devons travailler comme tout le monde, et voir demain quand nous poserons nos roues sur la piste. Mais notre base est plutôt bonne, donc je m’attends à être plus compétitif que l’année dernière ».

Dans quelle partie pensez-vous pouvoir améliorer par rapport à l’année dernière ?

« Je pense que nous sommes un peu plus équilibré que l’année dernière, donc je pense que nous pouvons être un peu mieux partout, et c’est pourquoi, en Argentine, notre vitesse a été plutôt bonne lors de chaque séance. Et c’est la raison pour laquelle je crois que nous pouvons être davantage compétitifs dès le début ici. Je ne pense pas que nous avons un équilibre parfait pour être vraiment compétitifs et se battre pour la victoire ici, mais on ne sait jamais ».

La seule possibilité de battre Marc Márquez dimanche est-elle qu’il rencontre un problème ?

« Je pense que ce sera très très difficile mais rien n’est impossible ».

Danilo Petrucci a dit que les Ducati souffrent sur les bosses, en particulier dans le long virage à droite avant la courbe 19. Est-ce vrai et pourquoi ?

« En ce qui concerne ce que Danilo a dit, ce que nous pouvons dire est ce que nous ressentons sur la moto. Nous n’avons pas de très bonnes sensations dans cette partie de la piste, mais c’est difficile de savoir si c’est la même chose avec les autres motos. C’est l’un des endroits où nous souffrons mais je ne sais pas si c’est le point où nous perdons vraiment sur cette piste. Mais je pense et je m’attends à être plus compétitif cette année, donc je ne me focalise pas là-dessus et nous verrons demain lors des essais libres où est notre niveau ».

Quelle est votre opinion sur la pénalité qui a été infligée à Cal Crutchlow en Argentine ? Allez-vous en parler à la Safety Commission demain ?

« la Safety Commission sera à coup sûr amusante demain (rires) et il sera important de parler de cela. La règle est claire et je pense que Cal n’a obtenu aucun avantage avec ce qu’il a fait. Mais il a un peu bougé quand la course à débuté. Je pense donc que nous pouvons parler de cela, et nous le devons, pour essayer de comprendre s’il existe une autre façon de gérer ces situations. Je veux dire… Il était clair que Cal n’a rien gagné avec cela et qu’il n’a pas fait cela volontairement. Mais la règle dit que si vous bougez, vous commettez une erreur. Je pense que ce serait très difficile à accepter cela si j’étais Cal et je peux comprendre à quel point il est en colère, mais nous devons bien sûr en parler en Safety Commission, car si vous devez interpréter chaque départ, cela devient difficile. C’est pourquoi ils ont décidé d’avoir cette règle, mais ce n’est pas bien de perdre une course à cause de cela. Vraiment pas bien, en particulier si votre rythme est bon ».

Des modifications ont été apportées au revêtement cette année pour tenter d’éliminer les bosses. Vous souvenez-vous des modifications apportées l’année dernière et qu’en pensez-vous ?

« Je n’ai pas encore fait mon tour de reconnaissance, je le ferai plus tard pour voir les différences. Je suis inquiet car il n’est pas vraiment possible de résoudre les problèmes qui existent sur cette piste, ce qui est vraiment mauvais car c’est l’une des plus belles de notre championnat. Donc je pense que la situation n’est pas facile à gérer. Le problème, c’est qu’il y a des bosses partout et c’est très difficile de piloter en moto, pas seulement d’être rapide. C’était très difficile. On dirait que l’asphalte, ou le sol en dessous de l’asphalte, bouge partout. C’est donc difficile à réparer, sauf si vous faites des travaux complets. Du moins, je pense ».

Question des réseaux sociaux : quel est votre meilleur souvenir de Nicky Hayden ?

« J’ai rencontré Nicky au début de ma carrière dans le championnat du monde car j’étais chez Honda. J’ai donc beaucoup de souvenirs avec Nicky, quand j’étais en 125 et en 250, car nous devions parfois nous rendre à Motegi durant l’hiver, comme tous les pilotes du HRC. Et également les années passées chez Ducati, où je partageais parfois du temps avec lui car c’était toujours agréable. Un moment amusant s’est passé lors d’un événement au Japon. Nous avons pris un taxi ensemble, lui, mon manager et moi. Il était assis devant et poussait beaucoup le chauffeur de taxi car, comme vous le savez, les taxis sont très lents à Motegi. Ils ont des gants blancs. Il le poussait beaucoup pour être un peu plus rapide car cela prenait plus de 3 heures pour arriver à l’aéroport, et c’était assez drôle. Il avait toujours ce style américain et vraiment relax, et c’était agréable de passer du temps avec lui ».



Tous les articles sur les Pilotes : Andrea Dovizioso

Tous les articles sur les Teams : Ducati Team