Luca Marini est le frère d’un Valentino Rossi comme Álex Mârquez est le cadet de Marc. Mais les deux hommes n’ont pas seulement ce point commun. Ils connaissent aussi un début de saison compliqué dans une nouvelle Moto2 qu’il faut appréhender. L’Italien avait terminé la saison passée sur une si bonne note qu’il était considéré comme l’un des favoris pour le titre. Or, après quatre Grands Prix, son statut est plutôt passé à celui d’outsider…

Septième à 40 points de son copain de l’académie VR46, Lorenzo Baldassarri, et à un point derrière Álex Márquez, celui qui est maintenant le fer de lance du team VR46 titré en 2018 avec Bagnaia doit aussi se faire respecter par son équipier débutant dans la catégorie Bulega. Une situation compliquée qu’il explique à la fois par son état physique, le nouveau format de la discipline et ses derniers impératifs techniques.

Dans un premier temps, Marini ne se voile pas la face : « c’est un début de saison où tout n’est pas allé dans la bonne direction, mais je pense que nous avons bien travaillé. Nous faisons de notre mieux et je suis sûr que les résultats viendront le moment venu. Nous devons essayer de franchir le pas nécessaire pour nous battre pour la victoire dans toutes les courses. Je pense que nous pouvons désormais faire la différence ».

Une entame délicate donc, et dont la cause est d’abord à trouver dans un état physique marqué par une épaule convalescente : « je suis à 85%. Dans un mois, je pense pouvoir être bon à 100%, alors disons que si tout se passe comme prévu, sans accroc, je devrais être en place au Mugello » avoue Luca Marini qui reconnait aussi souffrir du nouveau rythme imposé lors des qualifications, calqué sur celui de la catégorie reine : « par rapport au MotoGP, nous ne faisons pas la FP4, donc si vous passez directement en Q2, vous retrouvez la piste sans avoir roulé pendant trois heures. Trouver la concentration, faire au mieux 15 minutes, ce n’est pas facile et je dois avouer que j’ai été peu brillant en qualifications, sauf au Qatar où j’étais quatrième ».

Mais comme tout le monde est logé à la même enseigne, il faudra bien s’y faire. Comme il faudra se mettre en main cette nouvelle moto qui ouvre une nouvelle ère pour le Moto 2 : « c’est une moto qui vous amène à prendre des lignes légèrement différentes de celles de l’année dernière, car plus de puissance vous oblige à vous relever le plus vite possible pour exploiter tous les chevaux. Elle vous prépare mieux à la MotoGP ».

« Il y a un composant électronique qui vous prend un peu de temps, mais c’est très important, il est également essentiel de s’habituer à ce type de travail en vue d’un saut dans le MotoGP, où l’électronique est désormais un élément fondamental. Nous essayons de le perfectionner au maximum, car nous avons encore beaucoup de choses à essayer pour comprendre afin de définir une méthode de travail plus rapide » termine Marini.

 



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