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Quand il remportait en 2012 le tout premier Championnat du Monde Moto3 de l’histoire, Sandro Cortese semblait promis à un bel avenir. Mais il vient de boucler sa cinquième saison en Moto2 et il y a peu de chance qu’on le voit l’an prochain de nouveau en Grand Prix.

L’Allemand a commencé par 7 saisons en 125, puis a enchaîné directement sur le titre en Moto3. En 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017, il se classait en Championnat du Monde Moto2 19e, 9e, 11e, 15e et 18e. Ses meilleurs résultats étaient la troisième place à Brno en 2014, au Japon en 2015 et en Australie en 2016. Il se qualifiait sept fois en première ligne, donc cinq en 2014, mais sans pole position.

La saison dernière, sur une Suter de l’équipe Dynavolt Intact GP, il terminait cinquième à Misano, et au total cinq fois dans les dix premiers. Ses espoirs de piloter pour Forward, CGBM ou Kiefer Racing en Moto2 en 2018 n’ont pas été concrétisés. Il ne peut plus compter que sur l’éventuelle défection d’un autre pilote.

Actuellement, Cortese envisage une collaboration avec l’équipe Kallio Racing sur Yamaha pour le Championnat du Monde Supersport. Mais le Champion du Monde Moto3 de 2012 doit encore trouver 150 000 euros de sponsors. Il a fait le point avec Günther Wiesinger de Speedweek.

Sandro, tu as parfois souffert de tes blessures en Moto2 pendant une longue période. Ça a commencé au Qatar en 2014 ?

« C’était une blessure ouverte à la cheville, j’ai ensuite disputé ainsi la course le lendemain et ai terminé septième. En 2015, je me suis cassé l’os du talon au même pied. »

Tu as terminé en 2014 au Qatar à la 7ème place. Mais trois semaines plus tard, au GP d’Argentine, tu as dit que tu n’avais plus aucun muscle sur ta jambe.

« Du samedi au dimanche, il y avait encore beaucoup d’adrénaline à Doha… Rétrospectivement, il aurait peut-être été plus sage de sauter deux ou trois courses et de laisser la blessure se guérir. Alors peut-être aurais-je été en forme pour le reste de la saison. Mais j’avais de l’ambition à ma manière. »

Le patron de l’équipe Dynavolt-Intact Jürgen Lingg a parfois été désemparé ces dernières années à cause de tes variations de forme. Comment as-tu vécu cela ? C’était certainement un fardeau pour toi, car tu as senti que le soutien était plus faible ?

« Oui bien sûr. Mais je ne veux pas blâmer qui que ce soit après ces cinq années en Moto2. Tout le monde a toujours essayé de donner le meilleur.

« Je ne veux pas dire qu’il y avait un manque de soutien. Ce serait faux. L’équipe m’a toujours donné une chance. Et je dis bien tout le monde – Stefan Keckeisen, Wolfgang Kuhn et Jürgen.

« Peut-être qu’après cinq ans, il est important pour tout le monde de changer. On peut dire que nous avons tout essayé, mais nous n’avons pas atteint les objectifs fixés. Si nous cherchons les coupables maintenant, cela ne nous mènera nulle part. Cela ne change rien au fait que nous n’avons pas répondu aux attentes.

« Rouler dans une équipe pendant cinq ans est une très longue période pour un pilote. L’été dernier nous avons dit : La séparation peut faire du bien à l’équipe, comme à moi-même. Il a longtemps semblé que je trouverais une autre équipe en Moto2. »

Photo © Dynavolt-Intact

Source : Speedweek.com

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