Razlan Razali est l’homme des opérations en Grand Prix pour l’enseigne Petronas et il est assez occupé puisque lesdites couleurs malaisiennes sont visibles du Moto3 au MotoGP en passant par le Moto2. Cette saison, ce sont les coulisses du Moto3 qui lui donnent de l’activité, comme au reste de ses collègues d’ailleurs. En effet, la catégorie est marquée par des comportements sur la piste et des décisions des officiels qui entrainent des sanctions sans appel. Un phénomène qui agace le Malaisien…

Cette saison 2021 en Grand Prix est une épreuve pour Razlan Razali qui sortait d’une campagne 2020 avec le vice-champion du monde à comptabiliser parmi ses effectifs. Sans compter les six victoires, sur les 14 courses du calendrier. Certes, il y a eu les pertes des précieux points pour le classement par équipes en raison d’une sanction infligée à Yamaha dans la gestion d’un incident sur ses moteurs. Mais le Malaisien préférerait encore être la victime collatérale d‘une punition au cours d’une saison parsemée de succès plutôt que de vivre cet instant présent marqué par des déceptions.

On connait la situation en MotoGP, mais en Moto2 et en Moto3, il n’y a pas plus matière à se réjouir. Et c’est dans la dernière catégorie citée que la frustration semble être la plus grande : « Darryn Binder a commencé notre saison Moto3 avec deux podiums consécutifs, mais la malchance et les pénalités ont également empêché John McPhee d’obtenir de bons résultats » commente Razali en faisant le bilan à la mi-parcours. « Cependant, il a réussi à retrouver sa forme et a été plus constant tout au long des séances ».

Razlan Razali : “parfois le Moto3 empêche les pilotes de montrer leur vrai potentiel” 

Puis il ajoute, faisant ainsi transparaître son humeur : « nous avons pu obtenir de solides points lors des deux dernières courses, mais une fois encore, nous avons subi des pénalités et des décisions injustes. Le championnat Moto3 est difficile car il est très compétitif et les courses sont serrées. Cela offre certes un beau spectacle au public, mais parfois cela empêche les pilotes de montrer leur vrai potentiel ».

Pour la suite, le Malaisien reconnait devoir baisser son curseur : « nous devrons peut-être modifier un peu nos objectifs pour nous assurer que les choses sont réalisables et restent positives avec les sponsors. Il y avait peut-être des attentes basées sur les résultats précédents de notre première et de notre deuxième année en MotoGP, mais nous avons des engagements à long terme et ils connaissent la nature de la compétition ».

Razlan Razali termine : « en Moto2 et Moto3, nous avons besoin que nos pilotes soient cohérents et nous aident à rester dans les cinq premiers dans les deux catégories. Nous avons le potentiel pour améliorer significativement nos résultats ». La feuille de route est tracée.

Razlan Razali



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