Marc Marquez a retrouvé de sa superbe sur un tracé du Sachsenring qu’il affectionne et qui le lui rend bien. En tête de la FP1 de ce Grand Prix d’Allemagne, il a ensuite glissé au terme de la FP2 en dehors du top 10. Mais il a démontré qu’il sera bel et bien là ce week-end, malgré son état physique encore précaire. Et cela n’avait pas été le cas ? Il aurait pensé à ce qu’il a dit sur le sujet d’un Marc Marquez qui ne gagne plus et qui reste, par le fait, à la maison plutôt que de végéter au fond du peloton. Et pour se faire encore un peu plus comprendre, il prend l’exemple de la feuille des temps du vendredi au Sachsenring avec un Valentino Rossi pointant avant-dernier…

Valentino Rossi l’a dit : se voir avant-dernier ne l’amuse pas du tout. Or, jusque-là, c’est le plaisir de courir qui le gardait encore au guidon de sa Yamaha Petronas. Autant dire que le signal donné par le Doctor au soir du vendredi du Grand Prix d’Allemagne est fort. Il devrait même être suffisant pour qu’on ne vienne pas le chercher sur le sujet. Et pourtant, Marc Marquez est allé indirectement à sa rencontre en le prenant pour référence sur son propre cas.

On sait que l’officiel Honda a du mal à revenir à son meilleur niveau, qui était d’ailleurs tout simplement le meilleur de tous. Sur un Sachsenring qui tourne à gauche, il souffre moins de son épaule néanmoins, et cela se voit face au chrono. Et c’est un soulagement, car il précise à nouveau que son approche de la compétition n’est pas celle de Valentino Rossi, pour le moment avant-dernier, avec une chute en prime : « je ne pourrais pas m’imaginer dans sa situation, mais il ne faut jamais dire jamais » a-t-il dit dans sa conférence de presse. « Je suis surpris de la façon dont il l’accepte, réussissant toujours, je pense, à s’amuser ».

Marc Márquez : 1ère et 12ème place vendredi

Marc Marquez : « je ne suis pas encore le vieux »

« L’une de mes raisons d’être ici, c’est que j’aime le sentiment d’être compétitif » poursuit le Catalan. « Quand je n’en serai plus là, je devrai reconsidérer certaines choses, mais ce n’est pas la situation. J’ai des objectifs, je travaille et j‘ai beaucoup de motivation pour rouler comme avant. Mais il est vrai qu’un vainqueur a besoin des sensations de la victoire comme carburant supplémentaire ». Puis il termine, comme un coup de grâce au sujet de son illustre aîné : « je ne suis pas encore le vieux ».



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