pub

Marc Marquez

Ces paroles coûtent certainement beaucoup à un Marc Marquez et d’autant plus sur un tracé du Sachsenring qui lui a tant apporté par le passé. Mais ce jardin privé en Saxe est devenu public dans ce MotoGP d’aujourd’hui que son employeur Honda n’a pas su comprendre à temps. Depuis vendredi, l’octuple Champion du Monde survolté a plus inquiété qu’autre chose en multipliant les accidents violents. On redoutait donc pour lui dans cette course Sprint du Grand Prix d’Allemagne. Mais après quelques tours, il a compris qu’il valait mieux jeter l’éponge.

Sur AS, Marc Marquez a fait le bilan de son samedi au Sachsenring qui est une sorte d’aveu d’impuissance. Mais il rappelle qu’avant de se résigner il a décidément tout essayé, et notamment lors de ces folles qualifications : « trois chutes pour une septième position, ça ne compense pas ». Puis en établissant la même règle d’équilibre, il parle de sa course Sprint : « je suis parti convaincu, puis j’ai eu une frayeur au premier tour, et une autre au deuxième. J’ai vu qu’il n’y en avait pas… Alors j’ai coupé un peu les gaz et fini la course ».

Après avoir vidé le stock de pièces détachées de son box, et pris quelques pièces sur la machine sœur orpheline de Joan Mir, Marc Marquez est parti avec une RC213V refaite avec les moyens du bord : « nous n’avions pas les deux motos prêtes et je suis donc parti avec le châssis Kalex, mais avec une autre configuration, pour essayer de tester des choses. Nous souffrons. Vous savez à quel point et vous savez aussi que j’essaie. Mais quand tu tombes tant de fois, ça enlève la confiance ».

Marc Marquez : « si tu prends des risques pour être sur le podium, ça paye, mais prendre des risques pour être huitième, neuvième ou dixième… »

Il ajoute : « en risquant le plus possible, une huitième place aurait pu être envisageable. Si tu prends des risques pour être sur le podium, ça paye, mais prendre des risques pour être huitième, neuvième ou dixième… C’est là qu’il faut un peu s’économiser. Je reste optimiste et positif, voyons si demain nous pouvons tirer quelque chose de ces dix tours accomplis pour au moins ne pas trop souffrir dans la longue course ».

Pour la suite, Marc Marquez annonce : « demain, j’essaierai de prendre un bon départ et d’être concentré, et de voir s’il y a du feeling ou pas. S’il n’y en a pas, il s’agira de terminer la course, et s’il y en a, faire du mieux possible. Ce n’est plus aller lentement ou pas, ou tomber ou pas. Sans aller plus loin, le pauvre Joan Mir a chuté quatre fois à Jerez en se classant 15e. Parfois, vous tombez sans comprendre ».

Il termine avec ces paroles bienveillantes qui ne feront peut-être pas totalement oublier le doigt d’honneur devant la caméra embarquée vu le vendredi : « nous devons travailler en équipe, car nous sommes tous humains. Maintenant, nous sommes dans un moment difficile et quelqu’un doit tirer. Si le pilote est battu, toute l’équipe « est battue », donc le pilote est optimiste et positif pour l’avenir. Il reste encore beaucoup de courses ».

Marc Marquez, roi du Sachsenring

MotoGP, Allemagne Sprint :

Crédit classement motogp.com

Tous les articles sur les Pilotes : Marc Marquez

Tous les articles sur les Teams : Repsol Honda Team