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Johann Zarco

Johann Zarco aime prendre à contre-pied. Ainsi, au sujet de cette remarque qui a fusé, qui a été savamment distillée, et qui est devenue une petite musique entonnée par les nostalgiques du temps passé, mais aussi par les perdants qui veulent changer le règlement : en MotoGP, aujourd’hui, on s’ennuie, on ne peut plus dépasser. Un marasme que des Brad Binder et autres Joan Mir ont aimé changer en pure fantasme à l’occasion cette saison, par des remontées dantesques. Mais la dernière preuve en images qui bougent a été apportée par Johann Zarco lors du dernier Grand Prix d’Allemagne. Si ça ce n’est pas du dépassement…

C’est une manœuvre de conquête à un endroit du tracé du Sachsenring des plus délicats qui mérite d’être cité dans tous les manuels des écoles de pilotage au chapitre dépassement. Les images parlent d’elles-mêmes : la préparation, l’exécution et la conclusion de l’acte relèvent du grand art et le résultat prend d’autant plus de valeur avec l’identité du vaincu qui n’est autre que le très coriace Aleix Espargaró sur une Aprilia pratiquement aussi bonne que la Ducati du Français.

Et ce que fait Johann Zarco, c’est du mou de veau ?

Si c’est dur, et aussi très beau, de dépasser en MotoGP aujourd’hui, c’est surtout parce que jamais le niveau des pilotes n’y a été aussi élevé et que jamais il n’y a eu d’aussi bonnes motos sur la grille de départ. On rappellera que les machines dites satellites n’ont, à présent, rien à envier à leurs homologues d’usine.

Une place ça se gagne en combat rapproché et pas en présentant une feuille des temps, sinon, Pecco Bagnaia serait depuis longtemps titré. Merci, au passage, à Dorna, d’avoir rendu tout ça possible. Mais il y aura toujours des esprits chagrins. Projetez-vous au chapitre 4 du document. C’est à consommer sans modération.

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