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Andrea Iannone a donc été confondu pour usage d’un produit dopant au terme de l’analyse de deux de ses échantillons, prélevés pendant qu’il était à Sepang pour le Grand Prix de Malaisie. Sa suspension de licence préventivement prise par la FIM est donc confirmée et il reste maintenant à déterminer quelle sanction sera appliquée au pilote Aprilia. Une partie délicate qui peut décider de la suite ou de la fin de la carrière de Joe le Maniac. Le pire comme le moins grave peuvent survenir. Tout est entre les mains de son avocat qui va devoir la jouer fine…

Il s’appelle Antonio De Rensis et il est à ce jour l’homme le plus important dans la vie d’Andrea Iannone. C’est en effet l’avocat qui le défendra dans cette affaire de dopage où il s’est retrouvé confondu à la suite de l’analyse de deux de ses échantillons prélevés en Malaisie. De la drostanolone a été détectée, et les précédents cas de positivité à ce stéroïde anabolisant retrouvé dans ses urines ont été punis jusqu’à quatre ans de suspension… Mais on n’en est pas encore là.

La première chose à figer est le calendrier. La suspension temporaire prise par la FIM à l’encontre de Iannone va tourner à la sanction. C’est à ce moment-là que l’avocat du pilote pourra demander à être entendu par le Tribunal disciplinaire international, qui se tiendra le 17 mars, et qui devra alors prononcer sa peine dans un délai maximum de 45 jours.

Des temps longs, peu compatibles avec le programme chargé d’essais et de courses qui attendent le MotoGP dans les mois à venir. Mais c’est le seul moyen qui permettra à Iannone de démontrer son innocence dans cette affaire. Car s’il est coupable au vu des analyses, il se déclare non responsable. La prise du produit à l’insu de son plein gré va être la ligne de défense…

Une stratégie qui se tient au vu des valeurs très faibles trouvées dans l’urine de l’officiel Aprilia. Bien amenée, la thèse d’un apport involontaire de la substance sera crédible. Une telle quantité, d’un point de vue strictement scientifique, pourrait être compatible avec un cycle anabolique, étayant la thèse d’un apport récent non intentionnel. On ne pourrait alors exclure le caractère involontaire qui ouvre divers scénarios dans le procès. Mais cela dépendra de la capacité de la défense à convaincre le juge de l’ignorance de son client…

 

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