Le projet Aprilia en MotoGP a été lancé en 2015, soit dans la période où les ambitions de Suzuki et de KTM ont vu le jour. Lorsque l’on fait le bilan du chemin parcouru par ces deux dernières marques avec celui de la firme de Noale, force est de constater que la distance accomplie par les Italiens vers le sommet est bien plus modeste. La moto autrichienne a gagné trois Grands Prix tandis que la japonaise est celle du Champion du Monde 2020 Joan Mir. Il faudrait qu’Aprilia accélère enfin, et c’est justement la revendication de son pilote Aleix Espargaró …

On devrait d’ailleurs dire au sujet d’Aleix Espargaró qu’il s’agit du seul vrai pilote Aprilia. Car depuis qu’Andrea Iannone s’est empêtré dans une affaire de dopage jusqu’à s’y embourber définitivement, l’Espagnol est seul à la barre. Et ce sera aussi le cas pour 2021. L’ainé de Pol qui s’est installé chez Repsol Honda fait ainsi ce constat : « avec l’affaire Iannone et le passage de Bradley Smith à Savadori à la fin de la saison, ce n’est pas une situation facile pour Aprilia. On ne sait pas encore qui prendra la place à côté de moi la saison prochaine. J’espère qu’ils feront de leur mieux. Mais ce n’est certainement pas facile ».

Et en effet rien n’est simple chez Aprilia. L’arrivée de Massimo Rivola de la Formule 1 pour l’organisation et d’une toute nouvelle RS-GP sur la piste n’a pas fondamentalement changé la donne pour les hommes de Noale. En 2020, le constructeur n’est entré dans le top 10 qu’à trois occasions avec Aleix Espargaró et les deux sixièmes places comme meilleurs résultats sont loin des attentes.

Aprilia doit accélérer à l’usine et trouver l’accélération sur la piste

Sur cette situation, le pilote espagnol commente en précisant le point sur lequel la RS-GP doit impérativement progresser : « là où nous devons vraiment évoluer, c’est dans l’accélération. Nos concurrents sont beaucoup plus forts que nous à cet égard », note l’Espagnol sur Motorsport-total. Il analyse : « je pense qu’il s’agit d’un compromis entre plus de couple à bas régime et un peu mieux d’adhérence ».

« Je pense aussi qu’en gagnant un peu plus d’appui, on peut également améliorer l’accélération », poursuit le pilote Aprilia. « Parce que parfois, nous pouvons voir que nous ne sommes pas en mesure d’utiliser toute la puissance dont nous disposons. Lorsque nous avons plus d’adhérence, c’est mieux, mais il y a un manque de puissance. C’est une combinaison. L’Aprilia perd du terrain à chaque phase d’accélération, notamment sur le premier et le deuxième rapport ».

Aprilia est le seul des six constructeurs engagés en MotoGP à bénéficier encore des points de concession du règlement, ce qui veut dire qu’il peut tester plus, et avec ses pilotes titulaires. Il bénéficie aussi à ce titre d’une allocation moteur annuelle supérieure. Des avantages qui ont permis à Suzuki et à KTM d’en arriver là où ils sont aujourd’hui. Mais chez Aprilia, l’effet bénéfique de ces dispositions se fait toujours attendre …

 

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