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Claude Michy est un organisateur du Grand Prix de France qui a dû baisser les armes face au coronavirus. Certes, la bataille n’est pas perdue puisqu’il y a eu retraite et non capitulation. Officiellement, le rendez-vous au Mans est repoussé. Mais on ne sait pas quand. L’Arverne nous explique de son plateau de Gergovie qu’il fera tout pour éviter son Alésia. Mais il ne cache pas non plus que ce ne sera pas simple, car il est comme plus de la moitié de l’humanité en ce moment : il subit les événements imposés par la pandémie…

A l’impossible nul n’est tenu. Mais impossible n’est pas Français dit-on. C’est entre ces deux humeurs de fatalité et de ténacité que Claude Michy s’est exprimé dans les colonnes du quotidien La Montagne sur un Grand Prix de France à revoir plus tard qu’il organise. Il devait avoir lieu du 15 au 17 mai et le Gaulois s’est vu contraint de le repousser aux calendes grecques : « le Grand Prix d’Espagne à Jerez, qui devait avoir lieu le 1er mai, a également été reporté. Nous, on suit » rappelle Claude Michy qui ajoute… « Et je pense que la semaine prochaine ou dans 10 jours, la même décision sera prise pour le Grand Prix d’Italie sur le circuit de Mugello. »

Le début de saison MotoGP n’est donc pas pour demain… « On voit que la situation n’est pas bonne. Il faut être conscient du sujet et on va attendre de voir ce qui se passe. Je suis un garçon optimiste mais raisonnable, surtout lorsqu’on n’a pas de maîtrise. » Un pragmatisme qui dépeint aussi sans fard la conjoncture actuelle : « il faut être conscient de la situation, personne ne sait où on va. C’est le virus qui commande, c’est lui qui va décider. Aujourd’hui, on ne sait pas exactement à quel moment des rassemblements mondiaux, réunissant des gens de plusieurs pays, pourront se tenir. On ne peut pas avoir une vision claire, précise de la situation. »

De là, Claude Michy prévient que le dé-confinement révélera un monde profondément bouleversé : « l‘économie va être très touchée, elle mettra du temps à se remettre en route au meilleur niveau. » Une phrase qui nous interpelle tous. Mais avant de faire le bilan des dégâts, il faut sortir de cette épreuve : « ce qui m’importe, c’est que tout le monde puisse se retrouver et vivre tranquillement, en bonne santé et que le monde soit apaisé. On sait qu’il y aura des jours meilleurs, mais on ne sait pas quand » termine-t-il.