A Valencia s’est tenue une conférence de presse qui a réuni Alberto Puig pour Honda, Paolo Ciabatti pour Ducati, Lin Jarvis pour Yamaha, Davide Brivio pour Suzuki, Pit Beirer pour KTM et Massimo Rivola pour Aprilia.

L’objet de cette réunion était bien sûr de dresser le bilan de la saison terminée et de se projeter en 2020.

Pour faire suite et compléter notre observation de l’Aprilia RS-GP 2019, voici l’intégralité des propos de Massimo Rivola.


Cela n’a pas été une saison facile pour Aprilia mais les résultats d’Aleix Espargaró et Andrea Iannone à Phillip Island vous ont donné du baume au cœur. Selon vous, où en est Aprilia aujourd’hui ?

« Actuellement, j’utilise l’image d’Andrea en première position pour la montrer à la société toutes les 30 secondes : nous avons besoin de ce boost.
La saison a été difficile avec Andrea qui s’est blessé deux fois, à Jerez et à Misano, et Aleix qui a subi une mauvaise blessure à Barcelone. Je dois dire que, peut-être comme KTM avec Pol, nous avons toujours eu Aleix en très bonne forme pour performer est plus ou moins toujours parvenir en Q2. D’une façon générale, il a toujours fourni une performance très solide. Andrea a peiné un peu plus. Je peux dire que tous les nouveaux pilotes ont connu des difficultés, et ce que Andrea a fait à Phillip Island restera à coup sûr dans notre esprit cet hiver. Mais bien sûr, nous ne sommes pas là pour nous battre seulement durant une course, ou deux avec Aragón qui n’était pas mal du tout avec la cinquième place aux qualifications d’Aleix. »
Nous faisons face à un projet ambitieux. Nous ne sommes pas aussi gros que nos adversaires mais nous pensons qu’un long chemin est devant nous et nous sommes plutôt optimistes de pouvoir progresser. Je peux dire que cette année, au moins, nous avons vu des signes tangibles de progression de l’équipe et de notre performance. Comme je l’ai dit, voir Andrea en première position nous a donné une grosse énergie, et nous voulons voir cela plus souvent. C’est tout. »

Nous savons que l’Aprilia 2020 n’est pas présente au test de Valence et Jerez, mais y en a-t-il des composants sur lesquels vous pourrez travailler ?

« Vous avez raison, puisque nous verrons la nouvelle moto en Malaisie en février. Et je suis sûr que nous ne chômerons pas pour cela, puisque c’est un projet plutôt ambitieux. Vous savez, il y a beaucoup d’électronique à régler et cela peut bien sûr être transféré sur la nouvelle moto. Je pense que nous avons encore beaucoup à apprendre, et si la plupart de nos adversaires ici doivent encore travailler dans des domaines spécifiques, nous, nous devons le faire sur le moteur, sur l’électronique et dans de nombreux domaines, et nous avons besoin d’un peu de temps pour cela. »

Quelle est votre opinion sur un éventuel championnat composé de 22 courses ?

« Je peux comprendre que plus de courses et moins de tests serait finalement bon pour notre sport. L’idée d’un week-end de seulement deux jours n’est pas mauvaise du tout et, en fait, je l’avais proposée il y a 10 ans en F1. Mais cela a été refusé. Pour être honnêtes, nous devrions y penser. Je suis seulement soucieux du fait que les jeunes pilotes en particulier ont besoin de temps sur la piste. Donc peut-être qu’avec un format différent, on pourrait penser à cela. Avoir les Moto3, les Moto2 et les MotoGP dans le même week-end de course est splendide car vous pouvez vraiment voir le futur pour lequel vous faites courir vos pilotes, et c’est quelque chose que nous ne devons pas perdre. Je pense que c’est une clé de notre sport, que de voir les nouvelles générations durant un week-end de course. Mais il y a différents points de vue et nous commencerons à discuter de cela en interne. »

Vous terminez votre première saison en MotoGP après avoir exercé en F1. Nous aimerions savoir ce que vous pensez de ce championnat.

« Je pense que ce que nous produisons ici est un spectacle unique. Vous sentez vraiment la passion dans le paddock MotoGP, tout comme dans les tribunes. Donc un week-end de MotoGP est un énorme événement en terme de passion pour les gens. De ce point de vue, c’est assez différent des courses de voitures. Peut-être que c’est moins du business: la F1 est un peu plus orientée business et technologies, mais pour être honnête, je l’ai quittée car j’adore les motos. Je ressens ça et c’est pour moi la plus grosse différence. »

Crédit Photo : MotoGP.com

 


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