Enea Bastianini, actuel pilote Tech3 qui n’a pas encore décidé de son avenir – et qui pourrait même retourner chez Ducati –, est assez vocal. L’Italien a fait une sortie remarquée sur la sécurité du championnat MotoGP, en affirmant qu’il y avait encore beaucoup de travail à faire pour protéger les pilotes. L’Italien faisait référence, à n’en pas douter, à ce Sprint au Brésil, retardé à cause d’un énorme trou sur la piste. Chaque année, de nouvelles questions apparaissent, mais les pilotes ne disposent pas d’une association pour se liguer contre les décisionnaires, comme ce qu’il se fait en Formule 1. « Bestia » veut que ça change.
Le champion du monde Moto2 2020 était assez remonté contre les organisateurs qui doivent garantir la sécurité des pilotes à chaque instant. « Il y a bien la Commission de sécurité, mais il est très difficile d’y discuter et d’être satisfait de l’avenir. Franchement, on parle beaucoup à chaque fois que la sécurité est abordée, mais rien ne change ! et je suis un peu déçu. Cette année, je n’ai pas résidé à la Commission de sécurité car, pour être honnête, je n’ai pas constaté de grande différence. Je suis curieux de voir ce que donnera la situation cette année au Balaton Park, dans le virage où j’ai chuté. Si c’est la même chose, que pouvons-nous faire ? On peut en parler, mais il faut résoudre le problème au lieu de rester les bras croisés. » lisait-on dans les colonnes de GPOne.
First look at the track. 🦶🇪🇸
A quiet moment of reflection before the weekend heat. Our Moto3 riders completing their Track Walk at Jerez today. 🏁
Who’s ready for Round 4? 🔥 pic.twitter.com/Sk36Moyejd
— Tech3 Racing (@Tech3Racing) April 23, 2026
Bastianini évoque l’idée de la création d’une espèce d’association des pilotes similaires au GPDA en Formule 1. « Oui, nous devons faire quelque chose de différent. Nous avons déjà évoqué il y a deux ans la possibilité de créer un dispositif pour les pilotes, à l’instar de ce qu’est l’IRTA pour les équipes. Tout le monde n’a pas pleinement saisi la situation, mais pour moi, c’est avant tout une question de sécurité, parmi bien d’autres raisons. J’espère que nous aurons quelque chose de similaire, car ce serait une véritable révolution pour nous » ajoutait-il.
Apparemment, au sein du paddock, tous ne sont pas d’accord. « Est-ce que nous, les pilotes, en parlons ? En fait, j’y ai pensé juste avant d’arriver à Jerez, mais ça n’a pas abouti. On essaiera peut-être d’en parler à la fin de la réunion de la Commission de sécurité de cette course. C’est compliqué, car certains pilotes y sont plus sensibles que d’autres. C’est peut-être normal, je ne sais pas, mais je pense que ça ne peut pas tomber du ciel : c’est à nous d’en parler et de décider de la marche à suivre. »
« C’est une idée qui a été mise de côté et qu’il faut continuer à faire avancer. Nous, les pilotes, pouvons certainement faire plus pour notre propre bien. La sécurité doit toujours être le fondement de notre sport, et ces dernières années, notre sport a fait de gros progrès à cet égard. Cependant, je pense qu’il y a encore beaucoup à faire, car des situations encore un peu limites se produisent encore. Nous devons tirer les leçons du passé pour améliorer l’avenir. Comme je l’ai dit, il serait bon d’en parler et de le faire dès que possible » concluait-il.
Que pensez-vous de l’idée de Bastianini ? Dites-le-nous en commentaires !

Photo de couverture : Michelin Motorsport





























