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La trêve sur le marché des transferts ne sera que de courte durée. La semaine qui se présente sera placée sous le signe d’une annonce faite par Maverick Viñales sur son avenir. Un futur que la rumeur décline déjà chez Yamaha, aux côtés de Rossi pour deux ans. Pour autant, on ne se tourne pas les pouces ailleurs. Ainsi chez Tech3.

Des grandes manœuvres qu’Hervé Poncharal observent. Et même si c’est le genre d’opération qu’il faut conjuguer avec les opportunités du moment, l’homme est fidèle à ses convictions. Il a ainsi signé Jonas Folger, ce qui a surpris pas mal d’observateurs. Le jeune Allemand en est à trois positions de pointe cette saison, sur cinq Grands Prix. Mais il est vrai qu’il n’a pas été aussi impressionnant en course. Cependant, il est dans le viseur du manager tricolore depuis déjà 2014. Et le team qui a déjà fait de Guintoli, de Spies et de Bradley Smith des pilotes très performants pense qu’il peut faire de Folger une bonne affaire. Prendre des diamants bruts et les tailler pour en faire des bijoux, c’est un peu le sacerdoce de la famille Tech3.

Folger dans les murs, quid de l’autre moto ? Pol Espargaró est la priorité mais le frère cadet d’Aleix, après deux saisons comme sociétaire satellite, veut un guidon officiel. Qui sera compliqué, voire impossible à avoir, mais Hervé Poncharal, là encore, joue la carte humaine : « je lui ai dit, vas-y cherche et si tu trouves, je serai content pour toi et triste pour moi. C’est la vie et je comprends qu’il veuille franchir ce cap. Mais la constitution des quatre équipes ne va pas tarder à être figée, dès Barcelone je pense. Je lui ai aussi dit que je ne ferai pas n’importe quoi avant qu’il m’informe de sa situation. Je vais donc attendre qu’il éclaircisse sa situation ».

Des propos recueillis par crash.net qui ont aussi glissé sur le cas Alex Rins. L’espagnol a tous les atouts pour être le candidat idéal à saisir. Mais l’actuel pilote de Sito Pons et à présent leader du championnat Moto2 n’est pas facile. Ce dernier veut un guidon d’usine, d’entrée. Une ambition qu’il a toujours affichée et qui avait déjà crispé les discussions avec Tech3 en 2014. Rins était en Moto3, une approche avait été faite et Rins l’avait interprétée comme une occasion offerte par le team Factory, ce qu’avait démenti Hervé.

Et aujourd’hui ? La conjoncture est la même : « Rins dit à tout le monde qu’il veut seulement une écurie officielle. Il dit qu’il a de bonnes chances pour intégrer une équipe d’usine. Nous ne sommes pas une structure Factory, ce qui veut dire qu’on ne peut pas parler avec lui. Nous sommes trop petits ! » Le malentendu persiste donc.

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