En voyant ses performances très probantes sous la pluie, on avait à l’œil Lorenzo Savadori qui semblait se jouer des éléments avec son Aprilia. Lorsque l’averse est arrivée pour la Q1, on l’a regardé avec attention, puis on a lâché prise après qu’il a eu chuté dès sa première tentative. Mais il est revenu sur la piste le bougre, pour deux tours qui lui ont ouvert les portes de la Q2, malgré un des deux annulés à cause d’un drapeau jaune. Le jour de gloire était arrivé…

Lorenzo Savadori s’est frayé un chemin à travers une Q1 chaotique en signant qui plus est le meilleur temps, au grand dam de son équipier Aleix Espargaro qui a été, par le fait, le premier éliminé pour entrer en Q2. Une séance que l’Italien a honoré de sa onzième place, qui sera donc sa position de départ de ce Grand Prix de France… Qui pourrait avoir lieu sous la pluie.

« Pour être honnête, je n’aime pas ces conditions. Mais ces conditions me rapprochent en quelque sorte du style des superbikes » raconte franchement Savadori. « Là, il y a aussi beaucoup de mouvement dans le châssis », explique le pilote de 28 ans, dont l’engagement auprès d’Aprilia en tant que coéquipier d’Espargaró a été remis en question par de nombreux observateurs avant le début de la saison.

« Pour le moment, je travaille toujours à trouver de la confiance dans cette moto. C’est complètement différent d’une superbike, beaucoup plus rigide. Vous avez besoin de plus de stabilité pour être rapide. Aprilia m’a beaucoup aidé dans mon travail, je tiens à les en remercier. Mais j’ai encore besoin de temps pour gagner en confiance » ajoute l’Italien qui avait la confiance de feu Fausto Gresini.

Savadori est un pur produit de l’école Superbike

« J’ai emprunté une voie complètement différente de celle des gars ici au Championnat du Monde MotoGP. Je n’ai jamais piloté une machine 600 ou Moto2. J’ai toujours été assis sur des motos de la série 1000 et des dérivés de la série. Ces machines ne peuvent être menées qu’avec beaucoup de mouvement dans le châssis ».

Savadori a également été interrogé sur son sprint dans les stands après sa glissade en Q1, dans laquelle il a même dû traverser la ligne droite du départ. « C’était un peu stressant et épuisant, je voulais fermer la visière pour ne pas le montrer, mais ensuite il m’est venu à l’esprit que c’était clair », a-t-il plaisanté. « J’ai immédiatement attrapé la deuxième moto ». Il termine : « j’ai retrouvé mon sentiment petit à petit. Je veux être devant autant que je peux. J’ai également dû constamment ajuster un peu mon style de pilotage. Ce ne sera pas une chose acquise tant que je ne serai pas là où je veux être. Aurais-je pu faire mes débuts en MotoGP plus tôt ? Maintenant, je ne veux plus penser au passé, j’essaie de regarder devant et de tout donner. Je ne me sens pas vieux et j’espère rester dans cette catégorie pour le quelques années “.

Lorenzo Savadori a créé la surprise dans des conditions difficiles au Mans

MotoGP France Le Mans J2 : qualifications

Crédit classement motogp.com



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