Les interrogations sur Jack Miller n’ont plus cours et ce dernier a aussi levé ses propres doutes avec ses deux victoires successives en Espagne et en France. Deux succès réalisés sur des tracés bien différents et par des conditions opposées, ce qui a montré à la fois le niveau de l’homme et de la machine. Un bilan que partage Ducati qui a décidé de renouveler le contrat de l’Australien avant le Grand Prix d’Italie. Les choses vont vite en MotoGP…

Jack Miller a en effet un contrat jusqu’à la fin de cette année seulement. Mais la prolongation de son bail arrive avec une option pour l’année suivante. Une démarche qui ne concerne pas Bagnaia pas plus que Jorge Martin déjà fidélisés jusqu’en 2022. Mais qui est aussi la situation de Johann Zarco qui doit donc poursuivre ses bons efforts pour sécuriser sa place. Le planning Ducati s’accélère donc, et d’autant plus qu’il va aussi falloir rapidement régler les cas des teams satellites, et notamment entre Gresini et le VR46.

Sinon, Jack Miller est sur un nuage et il n’oublie personne dans cette liesse : « c’est la meilleure Ducati de tous les temps ! Nous devons être fiers du travail de Gigi Dall’Igna. Et de tous les ingénieurs ». Des paroles douces qui changent de celles de Dovizioso… Sinon, l’équipier de Bagnaia qui a fini quatrième au Mans, sauvant ainsi les meubles dans la course au titre revient sur sa chevauchée sarthoise : « c’était tellement mouvementé. Sec, mouillé, humide, sec encore, vent : ce fut une course très longue. Les Yamaha étaient très fortes sur le sec, puis il a commencé à pleuvoir beaucoup, c’était comme entrer dans un mur d’eau, je ne pouvais pas arrêter la moto et je suis allé dans le gravier. J’ai écarté les jambes, j’avais peur de tomber, c’était le moment le plus critique, car la course aurait pu se terminer à ce moment-là ».

Miller : « en France, je reçois souvent des contraventions pour excès de vitesse »

Sur sa pénalité, il plaisante : « je ne savais pas vraiment ce qui se passait, en France, je reçois souvent des contraventions pour excès de vitesse… Je n’avais jamais tenté la pénalité du long lap pendant les essais et quand j’ai fait le premier j’ai été prudent, tandis que dans le second j’ai poussé plus fort. Quartararo était toujours là, devant moi, je l’ai dépassé, puis j’ai juste pensé à gérer l’avantage ».

Mais il a eu ensuite un autre Français aux trousses, en l’occurrence Johann Zarco. Était-il inquiet ? « Pas vraiment, mais avec 7-8 tours à faire, j’ai pensé qu’il était approprié de retourner aux stands et de monter les slicks. Mais ici la voie des stands est très longue, j’aurais perdu trop de temps, alors j’ai juste pensé à tenir bon. J’ai gagné deux courses consécutives : pincez-moi parce que j’ai l’air de rêver ».

Sur sa dextérité sur piste mouillée il commente : « je ne sais pas exactement, je ne sais pas si c’est quelque chose qui vous vient naturellement, mais il faut aussi y travailler un peu. Je pense aussi que les caractéristiques des motos que j’ai utilisées en MotoGP, la Honda et la Ducati, m’aident dans ces conditions ».

Maintenant, direction le Mugello… Pour la passe de trois ? « Je n’y pense pas maintenant. Et puis il y a beaucoup de pilotes qui sont rapides, Bagnaia, Zarco, voire Quartararo: ce ne sera pas facile ». Miller s’est repositionné au championnat, au quatrième rang, à 16 points du leader Quartararo et sa Yamaha.

MotoGP France Le Mans J3 : classement

Crédit classement motogp.com



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