La question mérite d’être posée : où en serait Ducati sans Gigi Dall’Igna ? Certes, son arrivée n’a pas encore permis à la marque de récolter un second titre pilote après celui acquis en 2007 par Casey Stoner. Mais la moto rouge aurait-elle pu réaliser cet exploit sans le talent naturel de l’Australien ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec cette GP21 qui est la dernière évolution de l‘espèce développée par le directeur de Ducati Corse, jamais saison n’a été aussi prometteuse en MotoGP pour le constructeur. Aucun podium n’a encore été raté, et trois de ses pilotes sont dans les quatre premiers du championnat. Jamais non plus on en a autant entendu parler en coulisse…

Et ce n’est pas pour déplaire celui que Zarco surnomme affectueusement « barbichette ». L’agacement de la concurrence est aussi une reconnaissance du travail effectué et un aveu d’impuissance de suivre la cadence imposée par Borgo Panigale : « nous avons pu trouver des axes d’amélioration autorisés par la réglementation et en particulier sur le châssis. Je suis très satisfait du travail que nous avons fait, mais je ne suis jamais content et j’aimerais encore plus : la moto ne tourne pas comme on le voudrait. il y a encore des choses à faire pas seulement dans la zone du cadre ».

Gigi Dall’Igna : “nous avons commencé avec une idée simple”

Une extension de la réflexion sur la dynamique de la moto italienne qui nous amène sur le sujet brûlant du « Holeshot device ». Une vraie fierté… « Nous avons commencé avec une idée simple il y a quelques années. Et tous les six mois, nous avons introduit quelque chose de nouveau pour améliorer ce système. Sans pouvoir recourir à l’électronique, puisque la réglementation ne le permet pas, il n’a pas été facile de trouver le moyen d’obtenir le résultat uniquement avec des systèmes mécaniques, mais il semble que nous ayons réussi » se réjouit Gigi Dall’Igna sur motogp.com.

Les résultats parlent d’eux-mêmes, même si le championnat est encore très long et qu’il y a beaucoup à prouver sur la piste. Mais Dall’Igna ajoute qu’en plus de la moto 2021, Borgo Panigale travaille déjà sur la Desmosedici pour le prochain championnat du monde : « en octobre, nous verrons quelque chose sur la piste. Maintenant, je ne peux pas dire ce que nous allons faire pour 2022 ». Mais il précise sa philosophie : « il est important de toujours penser différemment et de créer quelque chose de nouveau ». La concurrence n’a pas fini de s’arracher les cheveux…

 



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