Dans ce Grand Prix de Grande Bretagne, il y avait une course dans la course. Celle pour le gain de cette douzième manche du calendrier bien sûr, mais aussi celle de Jorge Lorenzo contre lui-même. Le Majorquin revient de loin. Entre état physique encore faiblard et mental en proie aux doutes, corrodé par la douleur et les risques, Por Fuera devait beaucoup prouver, à Honda, au paddock et à lui-même. Il a serré les dents, il a rejoint l’arrivée honorablement, et il a même pris deux points. Il est donc à compter parmi les victorieux de ce week-end anglais !

C’est un Jorge Lorenzo épuisé mais légitimement fier du travail accompli qui faisait le bilan de son dimanche à Silverstone : « ma meilleure séance du meeting aura été la course, et c’est très positif. Je pensais finir dernier et j’étais plutôt proche d’Abraham et de Syahrin. Tout mon corps me fait mal, surtout le dos, mais aussi le reste parce que je ne suis pas entraîné. Cependant, c’était beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais » assure le Majorquin.

« Je pensais que je finirais peut-être avec une minute ou plus de retard sur le vainqueur, car tout le week-end, j’ai été plus lent de trois secondes que le temps le plus rapide. Terminer à une minute du vainqueur et remporter deux points est une bonne récompense pour une course exigeante. J’ai pu en apprendre davantage sur la façon de conserver les pneus et de tester ma condition physique, alors je suis ravi. À présent, j’ai mal, mais je serai plus fort pour le test de Misano et encore une fois dans une meilleure condition physique pour la course de Misano ».

Le moral est donc là. « Vous ne savez jamais comment vous vous retrouverez jusqu’à ce que vous montiez sur votre moto, ce n’est pas la même chose que nager ou faire de la musculation. Ce n’était pas le résultat que nous voulions, mais après deux mois sans monter sur la moto et avec tant de problèmes, j’ai pu terminer la course et surtout je n’ai pas fait d’actes stupides qui pourraient aggraver la blessure ».

« Les analgésiques et l’adrénaline m’ont aidée à supporter la douleur. Cela a coûté cher et cela en valait la peine. J’ai plutôt bien réussi, j’ai préféré rester calme au début et laisser tout le monde passer pour éviter les problèmes. Je savais que mon rythme serait le dernier et que celui sur lequel je comptais était sur la bonne voie pour atteindre la fin de la course. Il n’y avait aucune raison de l’exagérer au départ ».

Il termine : « ce type de blessure, d’après ce que m’ont dit ceux qui l’ont subie, ne laisse aucune conséquence, mais on ne sait jamais comment cela va évoluer. Espérons-le bien et, bientôt, je serai à cent pour cent. Pour le test de Misano, j’espère que j’aurai réussi à réduire l’inflammation actuelle, je dois pouvoir forcer mon entraînement quotidien pour me remettre en forme. À Misano, il y a beaucoup de choses à essayer pour l’année prochaine, je suis impatient de savoir si nous trouvons quelque chose pour le freinage, car c’est là que je souffre le plus. J’ai travaillé sur l’ergonomie, mis au mieux ce qui me donne le plus de confort et dans ce sens ça va, mais je dois travailler dur pour prendre des virages, la moto ne me donne pas de sécurité, elle est très rigide ».

MotoGP Grande Bretagne Silverstone J3 : classement

 

 



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